Madrid, la capitale, est plongée dans les températures moyennes qui suivent :
En janvier, de 1 C à 9 C
En mars, de 4 C à 17 C
En mai, de 10 C à 23 C
En juillet, de 17 C à 33 C
En septembre, de 14 C à 28 C
En décembre, de 2 C à 11 C
Pour faire du tourisme dans les stations balnéaires espagnoles, la période comprise entre les mois de mai et d'octobre est idéale.


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Durant un séjour en Espagne, il n'y a aucun risque sanitaire particulier. Pourtant, il est recommandé d'acquérir la carte européenne d'assurance maladie auprès de votre caisse au moins deux semaines avant votre voyage.
Aucun vaccin n'est nécessaire avant de se rendre en Espagne.
Espagne - Etat du sud-ouest de l'Europe, occupant la plus grande partie de la péninsule hispanique ; Capitale. Madrid. — I. GEOGRAPHIE. L'Espagne est séparée de la France par les Pyrénées, de l'Afrique par le détroit de Gibraltar ; elle est baignée au Nord-Ouest et au Sud-Ouest. par l'Atlantique ; à l'Est et au Sud-Est par la Méditerranée. Sa frontière occidentale est limitée par le Portugal. L'Espagne a une superficie de 504 520 kilomètres carrés, y compris les Baléares, et une population de 19 590 000 habitants (Espagnols). C'est un plateau granitique ou calcaire, d'une hauteur moyenne de 700 mètres, et que découpent en compartiments les monts Ibériques, les monts Cantabres et les sierras d'Estrella, Morena, Nevada, et qu'arrosent le Minho, le Douro, le Tage, le Guadiana, le Guadalquivir, le Segura, l'Ebre. Le climat est inégal et souvent froid sur les plateaux de la Vieille et de la Nouvelle Castille, ou dans les régions déshéritées de la Manche. Il est au contraire très doux sur les bords de la Méditerranée, dans le bassin de l'Ebre (Aragon), et dans la vallée du Guadalquivir, la fertile Andalousie, etc., qui sont les régions véritablement riches de l'Espagne. La péninsule produit divers métaux, notamment du fer, du mercure et du cuivre, des vins renommés (alicante, malaga, xérès), du bois, des céréales, des fruits (oranges, citrons, etc.), de l'huile d'olive, etc. L'Espagne est une monarchie constitutionnelle, qui évolue en dictature depuis 1923, tempérée en 1927 par l'institution dune Assemblée nationale (en réalité une assemblée des notables). Au point .de vue administratif, elle se divise en 47 provinces (49 en comptant les Baléares et les Canaries). Les colonies espagnoles, jadis si vastes, ne comprennent plus aujourd'hui que les possessions de l'Afrique occidentale insulaires (Fernamlo-Po, Annobon) et continentales (Maroc, Rio do Ouro, Rio Mouni). II. Histoire. Les plus anciens habitants connus de l'Espagne furent les Celtibérlens, mélange de Celtes et d'Ibères. De bonne heure, les Phéniciens et les Grecs fondèrent des colonies et des comptoirs sur les côtes ; puis, au siècle, Carthage y établit sa prépondérance. Elle en fut chassée par les Romains, et l'Espagne ne changea plus de maître jusqu'à l'invasion des Alains, des Suèves et des Vandales. Ces derniers s'établirent dans la région appelée do leur nom Andalousie (409). Vers la même époque, les Wisigoths fondèrent un puissant Etat, qui fut détruit par l'invasion des Arabes en 711 (bataille de Xérès). L'histoire de l'Espagne jusqu'au XVe siècle se résume dès lors dans la lutte du califat de Cordoue contre les chrétiens cantonnés dans les Asturies. Ceux-ci avaient .réussi peu à peu à former des royaumes (Aragon, Castille, Léon, Navarre), et à contre-balancer l'influence musulmane. En 1492, Ferdinand et Isabelle, dont le mariage avait, dès 1409, réuni sous le même sceptre l'Aragon et la Castille, s'emparèrent de Grenade et chassèrent enfin les Maures de la péninsule. La ruine des Maures avait coïncidé avec la découverte de l'Amérique. La domination espagnole ainsi constituée atteignit son apogée et sa plus grande extension coloniale sous Charles-Quint et Philippe II, qui rêvèrent de rétablir à leur profit la monarchie universelle. A l'extinction de la maison d'Autriche (1700), dont les derniers représentants avaient assisté à la décadence économique du royaume, les Bourbons montèrent sur le trône d'Espagne dans la personne de Philippe V ; ils relevèrent quelque peu le pays, mais en furent chassés par Napoléon Ier, qui y établit Joseph Bonaparte (1804). Après la restauration de 1814, Ferdinand VII, lors de la révolution de 1820, prêta serment à la constitution ; mais le duc d'Angoulême fit une expédition en Espagne et y rétablit la monarchie absolue (1823). Dans l'intervalle, les colonies espagnoles de l'Amérique s'étaient rendues indépendantes. En 1833, Isabelle remplaça Ferdinand VII sur le trône et y demeura trente-cinq ans, malgré les efforts de don Carlos, frère du roi défunt. La révolution de 1868 la renversa, et le maréchal Serrano garda le pouvoir exécutif jusqu'à l'avènement d'Amédée Ier (1870). Celui-ci ayant abdiqué (1873), la république fut proclamée, et une insurrection carliste éclata, qui fut écrasée au profit d'Alphonse XII. Le fils posthume de ce monarque, né en 1886, régna sous la régence de sa mère Christine à partir du jour même de sa naissance, sous le nom d'Alphonse XIII. En 1898, la guerre contre les Etats-Unis fit perdre à l'Espagne Cuba, Porto Rico et les Philippines. Alphonse XIII a épousé en 1906 la princesse Victoria-Ena de Battenberg. — III. Littérature. Très ancienne, la littérature espagnole a subi à ses débuts l'influence française. La poésie épique chante Charlemagne et Roland, et les héros nationaux : le Cid, Bernardo del Carpio ou les infants de Lara. Les plus anciennes épopées sont : le Poème du Cid (XIe siècle), la Chronique rimée, le poème de Fernand Gonzalez (XIIIe Siècle). La poésie lyrique fleurit dès le XIe siècle, à l'imitation des troubadours provençaux. De ce temps date le genre national des romances, poésies lyriques populaires. L'influence arabe se trahit dans les ouvrages didactiques. Les principales œuvres en prose sont les travaux d'Alphonse X le Savant, le Comte Lucanor de D. Juan Manuel. Le XIVe siècle a deux poètes remarquables : Jean Ruiz, archiprêtre de Hita et Pedro Lopez de Ayala. Au XVe siècle, Lopez de Mendoza, le marquis de Villena, Juan de Mena est les principaux lyriques ; la prose est représentée par des chroniques, des biographies, des ouvrages de morale ou de théologie. La grande époque de la littérature espagnole va de l'avènement de Charles-Quint (1519) à la mort de Philippe IV (1665). La poésie se met à l'école des Italiens avec Boscan Almogaver, Garcilaso de La Vega, Fernando de Herrera. La poésie populaire se manifeste en de nombreuses romances, réunies dans le Romancero général de 1600. Les poètes épiques sont : Ercilla, Valbuena, Villena, La Cueva, Mesa. La littérature dramatique est particulièrement brillante avec Ferdinand de Rojas, Juan del Encina, Lucas Fernandès, Gil Vicente, Torrès Naharro, Guillen de Castro, Lope de Vega, Tirso de Molina, Alarcon, Velez de Guevara, Moreto, Rojas y Zorilla, Amescua, Montalvan et Calderon. Le roman est aussi en honneur : chevaleresque comme l'Amadis, rédigé par Montalvo, ou la Diane de Montemayor, réaliste comme les romans picaresques de Hurtado de Mendoza, Aleman, Espinel, Quevedo et surtout le Don Quichotte, de Cervantès. La prose est encore représentée par les chroniques et par les traités mystiques (Juan de Avila, Luis de Léon, Luis de Grenade). La décadence se manifeste à la fin de cette époque par les progrès de la préciosité (conceptisme. gongorisme, cultisme), avec Ledesma, Gongora, Balthazar Gracian. Elle se précipite dès le règne de Charles II. Les écrivains se partagent en imitateurs du classicisme français avec Luzan et en défenseurs de la tradition nationale avec La Huerta. Citons les fabulistes Yriarte et Samaniego, le P. Isla, critique satirique. A la fin du XVIIIe siècle et au commencement du XIXe siècle, on rencontre Jove Llanos, Melendez Valdez, Ramon de la Cruz, Leandro de Moratin et Quintana. Entre 1830 et 1850, le romantisme est introduit en Espagne par Martinez de La Rosa et le duc de Rivas. La poésie lyrique est illustrée par Espronceda. La Avellaneda, Zorilla ; le drame par Gutierrez Garcia, Hartzenbusch, Escosura, Gil y Zarate ; la comédie par Herreros, Ventura de La Vega. La tradition romantique est continuée à la génération suivante par Echegaray. Puis la littérature se rapproche davantage de la réalité et de l'observation dans les poèmes de Campoamor, les romans de Fernan Caballero, Trueba, Perez Galdos, Pereda, Blasco Ibañez. — IV. Beaux-Arts. Architecture. Les Romains laissèrent sur le sol espagnol de nombreux monuments. A la suite des invasions barbares, les Wisigoths préparaient, le christianisme aidant, une rénovation de l'art, lorsque l'Arabe vint imposer, pour cinq siècles, sa cuvilisation et son art, qui du VIIIe au XIIIe siècle, se développa en Espagne avec une richesse inouïe. Les mosquées de Cordoue et de Séville, l'Alhambra et le Généralife de Grenade montrent encore la légèreté et l'ingéniosité de l'architecture arabe. Ce n'est guère qu'au XIe siècle que l'art chrétien commence à prendre pied au nord de la péninsule. Une foule d'églises s'élevèrent, dans un style qui rappelle celui de la Provence et de l'Aquitaine, puis peu à peu l'architecture chrétienne se laisse influencer par l'art arabe. A la période romane appartient Saint-Jacques de Compostelle, Saint Isidore de Léon ; à la période ogivale, les cathédrales de Burgos, de Tolède, de Léon, de Séville. La Renaissance, en se combinant avec les types précédents, déjà très riches, crée ce style hardi et vivant qu'on a appelé plateresque (ou d'orfèvrerie), puis l'architecture espagnole se modèle sur l'Italie, tempère sa fougue, et devient sévère sous Philippe II (l'Escurial). Au XVIIe siècle, le style baroque envahit l'Espagne. Sculpture. Négligée sous la domination musulmane, la sculpture se développe d'une façon originale à la Renaissance, surtout dans l'ornementation tombale. L'exemple de Michel-Ange et des Italiens introduit plus de simplicité dans la verve espagnole ; Berruguete, Becerra au XVIe siècle ; Hernandez et Montanez au XVIIe, sont les noms à citer. Peinture. C'est surtout dans cet art que se distingua le génie espagnol. Après avoir subi l'influence des Flandres, puis celle de l'Italie avec Berruguete, Campana, Vargas, Joanez, Coello, Navarrete, il manifeste toute son originalité au XVIIe siècle, son réalisme, sa couleur à la fois éclatante et sombre. L'école de Séville domine cette époque. Citons Pacheco, Zurbaran, Alonso Cano, puis Velasquez, Murillo, Ribera. Ensuite la peinture décline jusqu'à Francesco Goya, génie prime-sautier, et encore après lui, malgré Fortuny, jusqu'au renouveau qui s'est produit à la fin du XIXe siècle avec Raimundo de Madrazo, Ulpiano Checa, Sorolla y Bastida, Zuloaga et l'illustrateur Daniel Vierge. Musique. L'art musical est essentiellement original. Il commença à se manifester dans le genre religieux, dès le VIIe siècle. Au XIIIe siècle, Alphonse X de Castille composa des cantiques. Les XVe et XVIe siècles comptent des théoriciens et des compositeurs éminents, tels que Morales, Guerrero, Comes, Victoria, Cabezon. Le XVIIe siècle est la belle époque des organistes de la musique sacrée, et aussi de la guitare. Le XVIIIe siècle voit introduire en Espagne l'opéra italien ; mais l'art national ne se laissa pas absorber et brilla dans des genres propres : tonadillas et zarzuelas. Le XIXe siècle ne fut pas moins fécond en compositeurs et virtuoses, parmi lesquels Pedrell, Albeniz et plus récemment Granados. Hymne national espagnol. L'hymne national espagnol n'a pas de paroles ; l'auteur est inconnu. On raconte que le Grand Frédéric aurait envoyé cette composition à Charles III, qui l'aurait acceptée et en aurait fait la Marche royale espagnole en usage depuis.




