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Vol Grèce

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Itinéraire
Ville départ
Ville arrivée
Date départ
Date arrivée
Compagnie
Prix
Vol Lyon Heraklion - LYS-HER
LYS-HER
Lyon
Heraklion
21/03/2012
08/04/2012
Vol Air France -
325 €
Vol Lyon Chania - LYS-CHQ
LYS-CHQ
Lyon
Chania
13/03/2012
22/03/2012
Vol Air France -
363 €
Vol Lyon Chania - LYS-CHQ
LYS-CHQ
Lyon
Chania
13/03/2012
22/03/2012
Vol Air France -
363 €
Vol Lyon Chios - LYS-JKH
LYS-JKH
Lyon
Chios
18/04/2012
08/05/2012
Vol Air France -
366 €
Vol Lyon Heraklion - LYS-HER
LYS-HER
Lyon
Heraklion
17/04/2012
26/04/2012
Vol Air France -
367 €
Vol Lyon Chania - LYS-CHQ
LYS-CHQ
Lyon
Chania
22/03/2012
12/04/2012
Vol Air France -
406 €
Vol Lyon Heraklion - LYS-HER
LYS-HER
Lyon
Heraklion
17/04/2012
25/04/2012
Vol Air France -
417 €
Vol Lyon Heraklion - LYS-HER
LYS-HER
Lyon
Heraklion
29/02/2012
16/03/2012
Vol Lufthansa -
431 €
Vol Lyon Heraklion - LYS-HER
LYS-HER
Lyon
Heraklion
29/02/2012
16/03/2012
Vol Lufthansa -
440 €
Vol Lyon Heraklion - LYS-HER
LYS-HER
Lyon
Heraklion
03/03/2012
13/03/2012
Vol Aegean Airlines -
440 €

Conseils Météo Grèce, partez au meilleur moment !

TEMPERATURES MINIMA ET MAXIMA

Ci-après les variations de température enregistrées à Athènes :
En janvier, entre 5 C et 13 C.
En mars, entre 6 C et 15 C.
En mai, entre 14 C et 26 C.
En juillet, entre 20 C et 33 C.
En septembre, entre 17 C et 29 C.
En décembre, entre 6 C et 15 C.

BONNES ET MAUVAISES SAISONS

La meilleure saison pour se rendre en Grèce se trouve entre mai et octobre. Les temps sont agréables à la fin du printemps, à cause du vent du Sahara qui réchauffe l'atmosphère. Pendant l'automne, dans la partie sud et sud-ouest de l'océan Egée, le vent du Sahara garde les températures élevées.
A partir du mois de novembre, dès la fin de l'automne et pendant l'hiver, les précipitations sont très fréquentes dans le pays, ce qui rend les visites moins appréciables.

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Vol Grèce
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Conseils Sanitaires sur Grèce, partez en toute sécurité !

RISQUES ET CONSEILS SANITAIRES

Aucune alerte sanitaire n'est signalée.
Si vous comptez vous rendre dans les zones forestières ou dans les campagnes à l'automne, il est préconisé de se protéger contre l'encéphalite à tiques.
De toutes les façons, munissez-vous de votre carte d'assurance santé. Vous pouvez en faire la demande deux semaines avant la date de votre départ.

VACCINS CONSEILLES

Même si aucune vaccination n'est requise, l'immunisation contre le DT Polio, l'hépatite A est recommandée. Si vous comptez rester longtemps dans le pays, le vaccin contre la typhoïde est préconisé.

Voyager dans le temps en découvrant Grèce au début du 20ème siècle

Grèce - un des Etats de la péninsule des Balkans. I. Géographie. La Grèce est une péninsule montagneuse de l'Europe orientale, qui forme l'extrémité méridionale de la grande péninsule des Balkans. Elle est baignée à l'Est par la mer Egée ou Archipel, au Sud par la Méditerranée, à l'Ouest par la mer Ionienne. Ses côtes sont découpées en golfes nombreux, dont l'un, celui de Corinthe ou de Lépante, fermé par les îles Ioniennes (Zante, Céphalonie, Leucade), isole la presqu'île de Morée ou Péloponèse du reste du pays. Le Péloponèse est rattaché au continent par l'isthme de Corinthe, percé aujourd'hui par un canal. La chaîne hellénique ou Pinde, qui traverse la Grèce du Nord au Sud, projette de nombreuses ramifications calcaires, tantôt boisées, tantôt sèches et dénudées, qui forment les massifs de l'Othrys et de l'Olympe, et se continuent au Sud.-Est, en des presqu'îles longues et étroites (Antique, Argolide), prolongées elles-mêmes par des rangées d'îles : Eubée, Sporades (Skopelos, Skyros, etc.), Cyclades (Andros, Naxos, Tinos, etc.) ; les cours d'eau sont de peu d'importance. Les plus importants sont le Salemvria, qui traverse la fertile plaine de Thessalie, l'Aspropotamo, le Sperchios, etc. Le climat, chaud et sec, est salubre, sauf le long des côtes. L'insuffisance des bras, des capitaux et des voies de communication est le principal obstacle au développement de l'agriculture, du commerce et de l'industrie. Les raisins secs constituent le grand produit d'exportation de la Grèce. La Grèce forme une monarchie constitutionnelle. Le roi est le chef du pouvoir exécutif; le pouvoir législatif est aux mains d'une Chambre des députés élue au suffrage universel. Sous le nom de nomarchies ou nomes, éparchies et dèmes, les Grecs divisent leur pays en départements, arrondissements, et communes. La superficie de la Grèce (Cyclades et autres îles comprises est de 122.000 kilomètres carré ; la population de 6.300.000 habitants. (Grecs). Capitale. Athènes. Les Grecs se donnent le nom d'Hellènes, et à leur pays celui de Hellas. Le mot Grèce est d'origine latine. II. Histoire. La Grèce propre a porté divers noms, suivant les époques ; elle s'est appelée successivement Pélasgie ou terre des Pélasges ; Achaïe, du nom d'une des tribus dominantes à l'époque héroïque ; Hellade, du nom des Hellènes, l'une des races principales dont se forma sa population ; elle fut enfin appelée par les Romains Græcia, du nom des Grækes, une tribu d'Illyrie, l'une des premières qu'ils aient connues. Elle devint ensuite la province romaine d'Achaïe. Elle forme aujourd'hui, sous le nom de Hellas, un Etat indépendant. La Grèce primitive n'a pas connu cet âge d'or dont rêvaient plus tard ses poètes. Les premiers habitants vivaient dans des cavernes, taillaient dans le silex leurs instruments et leurs armes. Plus tard, ils apprirent à travailler les métaux. Des marins aventureux et pillards, Cariens, Lélèges, Minyens, Cretois, Tyrrhéniens, commencèrent de bonne heure à courir l'Archipel. A l'époque homérique se dessine déjà la physionomie des premières tribus historiques : Ioniens, Eoliens, Achéens. Ces peuples nomades et remuants s'éveillèrent au contact de l'Orient, des Egyptiens ou des Phéniciens. De cette fermentation de tant de races est sortie la civilisation dite mycénienne. La Grèce de ces premiers temps avait une organisation patriarcale ou féodale, avec sa hiérarchie de familles, de phratries et de tribus, ses rois ou chefs militaires assistés d'hétaires et d'un conseil d'anciens, ses châteaux forts ou camps de refuge, son goût des aventures, ses religions encore imprégnées de naturalisme. Les temps héroïques de la Grèce sont signalés par l'expédition des Argonautes, la guerre de Troie, etc. L'invasion des Doriens (VIIIe siècle), en jetant une foule de Grecs sur des côtes lointaines, ébranla tout le système des monarchies achéennes et du royaume patriarcal. Dans les diverses régions de la Grèce, les conquérants durent se grouper en un corps homogène, capable de tenir sous le joug les périèques, les serfs et les esclaves. En même temps, le progrès du commerce, de la richesse mobilière, l'invention de l'écriture émancipèrent les classes inférieures. Partout prévalut une nouvelle organisation sociale, qui eut pour principe la cité. Monarchique au début, la cité s'achemina, à travers les révolutions, vers le régime républicain, d'abord aristocratique puis démocratique. Lycurgue donna des lois à Sparte. Dracon et Solon à Athènes : chaque législation nouvelle consacra quelque conquête des classes inférieures. La Grèce, du VIIe au IVe siècles se partageait entre deux grandes races : les Doriens et les Ioniens, dont les rivalités dominent toute l'histoire du temps. Les deux races s'unirent dans la première moitié du Ve siècle, pour défendre leur indépendance et la civilisation grecque contre un retour offensif de l'Orient. C'est le temps des guerres médiques. A cette époque se précise le sentiment de l'unité nationale rendue sensible par de vastes confédérations, des institutions commerciales, la rencontre de tous les Hellènes dans les sanctuaires et les Grands Jeux. Mais la constitution de l'unité nationale fut rendue impossible par l'âpre rivalité des principaux Etats : Sparte, Athènes et Thèbes. La guerre du Péloponèse, puis les guerres de la première moitié du IVe siècle affaiblirent peu à peu la Grèce. Sparte, Thèbes et Athènes, en s'épuisant l'une l'autre, avaient jeté toutes ces cités aux pieds de la Perse. Lysias et Isocrate prêchèrent en vain l'union contre l'ennemi traditionnel ; cette union se fit, mais aux dépens de la liberté des Hellènes : Philippe, malgré les efforts de Démosthène, fut le maître de la Grèce après la bataille de Chéronée. Son fils Alexandre conduisit à la conquête de l'Asie les Hellènes confédérés, ses alliés de nom, ses sujets de fait. Pendant les deux siècles suivants, soumise successivement aux rois de Macédoine, d'Asie Mineure, de Syrie ou d'Egypte, la Grèce ne conservait plus guère que des libertés municipales, et le droit de flatter ses maîtres. Quelque temps, elle parut reprendre un peu de force, sous la direction des chefs énergiques de la ligue Achéenne ou de la ligue Etolienne. Mais l'opposition et les luttes armées de ces deux ligues, qui toutes deux appelèrent à leur aide l'étranger, finirent pardonnera la" Grèce le coup de mort. En 146 avant Jésus-Christ. Elle devenait, sous le nom d'Achaïe, province romaine. — La Grèce sous la domination romaine. Si, politiquement, la Grèce avait perdu toute importance, son influence morale, intellectuelle, littéraire, reçut, au contraire, un accroissement nouveau. Ses artistes, ses grammairiens, ses philosophes, apportèrent à Rome le génie grec. La Grèce garda ses jeux, où l'on vit Néron concourir, et ses écoles. Cette prospérité ne décrut qu'après la fondation de Constantinople. — Grèce byzantine 395-1460). Le commencement du moyen âge fut pour la Grèce une période désastreuse. Demeurée en grande partie païenne, elle inquiétait et mécontentait les empereurs chrétiens. Justinien ordonna la fermeture des écoles d'Athènes. Les invasions barbares achevèrent la ruine de la Grèce ; successivement, elle vit passer les Wisigoths d'Alaric (396), les Avares (VIe siècle), les Slaves (VIe et VIIe siècle). Vers le milieu du VIIIe siècle, le nombre des colonies slaves était considérable, particulièrement dans le Péloponèse, tandis que de nombreuses portions de territoire et les grandes villes restaient aux mains de la race grecque, réfugiée dans les places du littoral. Insensiblement, d'ailleurs, les Slaves se grécisèrent au contact des vaincus, et s'assimilèrent de plus en plus à l'hellénisme. La quatrième croisade fit de la Grèce « une France nouvelle ». Une civilisation brillante mit un rayon de gloire à cette fin du moyen âge hellénique. Mais, bientôt les prétentions des rois de Naples à la suzeraineté de l'Achaïe, la désastreuse bataille du lac Copaïs (1311), qui livra Athènes à la compagnie catalane et à la suzeraineté des rois d'Aragon (1311-1394), l'ambition des Vénitiens établis dès 1206 à Coron et à Modon, et qui augmentèrent leurs possessions au cours du XIVe siècle, les discordes intérieures de la principauté d'Achaïe, tout cela favorisa en Morée une reprise d'offensive des Byzantins. En 1349, les Cantacuzènes se constituèrent une principauté, le despotat de Mistra, et les Paléologues, qui gouvernèrent de 1384 à 1460, étendirent leur autorité sur presque tout le Péloponèse. Athènes, sous les ducs florentins de la maison des Acciajuoli (1394-1458), montra une dernière splendeur. La conquête turque, en 1458, mit fin à ces Etats affaiblis. — La Grèce sous la domination turque (1460-1821) La nation grecque fut comme décapitée par la conquête. Ecrasée d'impôts, la nationalité hellénique semble disparaître sous l'afflux des colonies valaques et albanaises. Et, tandis que la haute Eglise, d'une valeur morale médiocre, se reconstitue sous la protection ottomane, tandis que l'aristocratie laïque du Phanar songe surtout à ses intérêts, le peuple se résigne à la servitude. Toutefois, la race hellénique persistait dans les classes commerçantes des villes, et parmi les paysans des campagnes éloignées. La reprise de la Morée et d'une partie de la Grèce du Nord par François Morosini (1684-1687), l'établissement en Grèce d'une domination vénitienne de quelque durée (1684-1718) hâtèrent le réveil du sentiment national. En même temps, l'action de la Russie, le grand mouvement de la Révolution française enfin, sur excitaient les espérances des patriotes, au moment même où l'empire turc entrait en décadence. — Histoire contemporaine (depuis la guerre de l'Indépendance jusqu’à nos jours). C'est en 1821 que commença l'insurrection des Grecs contre la Turquie. Le 13 janvier 1822 une Assemblée nationale proclama l'indépendance, et institua un gouvernement composé de cinq membres, dont la présidence fut confiée à Mavrocordato. Dans la nuit du 18 au 19 juin 1822, Canaris détruisit la flotte turque dans le détroit de Chio. Les puissances, poussées par l'opinion publique en Europe, se décidèrent à intervenir et à exiger par la force (bataille de Navarin, expédition du maréchal Maison) l'évacuation du pays par les Turcs. Le protocole du 3 février 1830 déclarait la Grèce royaume souverain. Enfin, le traité du 7 mai 1832, conclu entre la Grèce, la Bavière et les trois puissances protectrices, désignait le prince Othon, fils du roi de Bavière Louis Ier, comme roi de Grèce. Depuis cette époque, la politique grecque a toujours tendu à réaliser l'idée panhellénique en enlevant à la Turquie les territoires habités par des Grecs, que cette puissance détient encore. Pendant la guerre de Crimée (1853-1854), pendant la guerre d'Italie, des mouvements nationalistes se produisirent dans le jeune royaume. Le roi, pour des motifs de politique internationale, n'ayant pas cru pouvoir les favoriser, fut bientôt renversé par une révolution (1862), et l'Assemblée nationale élut comme nouveau roi le prince Georges de Danemark. Après la guerre russo-turque de 1878-1879, la Grèce obtint un agrandisse ment de territoire du côté de l'Epire et de la Thessalie. Un commencement de soulèvement national fut, en 1885, étouffé par les puissances, qui bloquèrent les côtes grecques. En 1897, à la suite d'un envoi officiel de secours aux insurgés crétois, une guerre avec la Turquie éclata, où la Grèce succomba. Mais les puissances obtinrent de la Turquie l'autonomie de la Crète sous le gouvernement du prince Georges de Grèce, et la Grèce a depuis lors pris sa revanche sur la Turquie dans la guerre heureuse de 1913. Les résultats de cet effort sont devenus manifestes au XXe siècle. A la suite des deux guerres balkaniques de 1912 et de 1913, le royaume de Grèce s'accrut de l'île de Crète autonome, depuis 1898, de presque toutes les Sporades du Nord et de la plus grande partie de la Macédoine et de l'Epire. Au début de la Grande Guerre, la Grèce, oublieuse de ce qu'elle devait aux Alliés, favorisa les Allemands de tout son pouvoir, en conservant une neutralité purement nominale. Après le meurtre des marins français tombés dans un guet-apens (2 décembre 1916), la France obligea le roi Constantin, beau-frère du kaiser Guillaume II, à céder le trône à son fils Alexandre, qui prit pour premier ministre le grand patriote Venizelos (juin 1917). Celui-ci fit entrer la Grèce dans la lutte contre l'Allemagne et ses alliés, et obtint ainsi pour son pays, après la défaite de ceux-ci, des avantages considérables, écartant la Bulgarie des côtes de l'Archipel, refoulant les Turcs dans Constantinople, substituant sa domination à celle des Ottomans en Thrace et jusqu'à Smyrne en Anatolie. Pour conserver ces acquisitions, la Grèce est partie à deux reprises en guerre contre les Turcs nationalistes, d'abord en 1920, puis en 1921. Mais à cette dernière date, Venizelos ne dirige plus les destinées de la Grèce; Constantin, revenu sur le trône après la mort de son fils Alexandre Ier (fin juin 1920) dirige avec témérité la politique du pays et lance l'armée à la conquête de l'Anatolie, sinon de Constantinople. Alors, en 1922, les Turcs (kemalistes) reprennent l'offensive en Asie Mineure, en chassent les Grecs, qui perdent aussi la Thrace orientaient Georges II, qui a succédé à son père Constantin chassé du trône à nouveau (28 septembre 1922), signe en août 1923 la paix qui consacre ce double recul (paix de Lausanne). La République a été établie en 1924. III. Littérature. — Littérature grecque ancienne. Pendant bien des siècles, la Grèce n'a eu que des poètes. Une poésie héroïque et religieuse paraît s'être développée de bonne heure en Thrace (Orphée, Linos, Musée, Eumolpe), en Thessalie et à Delphes autour du sanctuaire d'Apollon (Olen), en Béotie. Déjà se dessinaient des cycles poétiques, inspirés par quel que grand événement historique. De tout cela sortit la poésie épique, dont il nous est resté deux grands poèmes : l'Iliade et l'Odyssée. Du VIIIe au VIe siècle, la poésie épique ou cyclique est restée florissante. Presque en même temps s'était développée, dans la Grèce centrale, une poésie didactique : généalogies, mythes moraux et apologues, sentences. Le plus célèbre représentant de cette poésie fut Hésiode, auteur des Travaux et jours, de la Théogonie. Au VIIe et au VIe siècle se constituèrent les divers genres de la poésie lyrique : les nomes, avec Olympos, Terpandre et Clonas ; la poésie élégiaque, avec Callinos, Archiloque, Tyrtée, Mimnerme, Solon, Théognis, Phocylide ; la poésie ïambique, avec Archiloque, Simonide d'Amorgos, Hipponax ; la chanson, avec Alcée, Sappho, Anacréon; le lyrisme choral, avec Alcman, Arion, Stésichore, Ibycos, Simonide de Céos, Bacchylide, Corinna, Pindare ; enfin, les oracles, les poésies orphiques ou mystiques. Dans le courant du vi« siècle se dessinent l'apologue avec Esope, la philosophie avec les Sept Sages, avec les Ioniens (Thalès, Anaximandre, Anaximène), avec Pythagore, avec les Eléates (Xénophane, Héraclite, Parménide), et les philosophes indépendants (Empédocle, Diogène d'Apollonie). Le Ve et le IVe siècles sont par excellence l'âge classique, celui des grands chefs-d'œuvre. Sous sa double forme, sérieuse et bouffonne, le théâtre sort des fêtes de Dionysos, du dithyrambe, et du kômos. La tragédie se dessine à Athènes avec Thespis, Chœrilos, Pratinas, Phrynichos; elle se perfectionne et produit ses chefs-d'œuvre avec Eschyle, Sophocle, Euripide et leurs contemporains. La comédie s'esquisse dans les farces doriennes de Mégare et de Sicile, dans les parades des bourgs de l'Attique, puis dans les pièces d'Epicharme et les mimes de Sophron. A Athènes se succèdent la comédie ancienne ou politique (Cratinos, Cratès, Phérécrate, Eupolis, Phrynichos, Aristophane) ; la comédie moyenne ou intermédiaire (Antiphane, Eubule, Alexis) ; la comédie nouvelle ou de mœurs (Ménandre, Philémon, Diphile). Le dithyrambe et le nome, l'élégie, la poésie satirique sont aussi représentés. La prose littéraire apparaît à la fin du VIe siècle avec les chroniqueurs ; elle se perfectionne avec les orateurs, les médecins (Hippocrate). Les rhéteurs et les sophistes (Protagoras, Gorgias, Prodicos). Trois grands genres en prose poursuivent alors leur développement. L'histoire s'illustre avec Hérodote, Thucydide, Xénophon, Ctésias, Philistos, Ephore, Théopompe. La philosophie prend dans la littérature une place de plus en plus grande avec Démocrite, Anaxagore, Socrate et ses disciples, Phédon et l'école d'Elis, Euclide et l'école de Mégare, Antisthène et l'école cynique, Aristippe et l'école de Cyrène, Platon et l'Académie, Aristote et le Lycée. L'éloquence est représentée, à chaque génération, par de grands orateurs : d'abord Antiphon, Andocide et Lysias ; puis Isée et Isocrate; enfin Démosthène, ses contemporains et ses rivaux, Eschine, Hypéride, Lycurgue, Démade, Hégésippe, Dinarque. Athènes est devenue peu à peu le centre littéraire de tout le monde grec — Littérature alexandrine. On appelle alexandrine la littérature grecque du temps d'Alexandre et de ses successeurs jusqu'au siècle avant Jésus-Christ. Grâce à la conquête macédonienne, l'hellénisme s'étend sur tout l'Orient. A côté d'Athènes apparaissent de nouvelles capitales littéraires : Alexandrie, Antioche, Tarse, Pergame, Syracuse. L'érudition envahit tous les genres. La philosophie reste vivante et brillante : ancienne Académie (Speusippe, Xénocrate, Polémon, Cratès, Crantor) ; Lycée (Théophraste, Aristoxène, Dicéarque, Straton, Lycon, Ariston, Critolaos; école cynique (Diogène, Ménippe) ; stoïcisme (Zenon, Cléante, Chrysippe, Panætios, Posidonios) ; Epicure et ses disciples ; Pyrrhon et le scepticisme ; moyenne et nouvelle Académie (Arcésilas, Carnéade). Les rhéteurs sont nombreux encore. L'histoire est brillamment représentée par de nombreuses chroniques, et surtout par la grande histoire de Polybe. Citons encore les géographes Néarque, Mégasthène, Pythéas, Polémon, Eratosthène ; les philologues Zénodote, Callimaque, Aristophane de Byzance, Aristarque ; les mathématiciens, physiciens ou astronomes Euclide, Archimède. Héron d'Alexandrie, Hipparque ; les Contes milésiens et les premiers essais de roman. Enfin, l'âge alexandrin a produit la poésie savante de Théocrite, Leónidas de Tarente, Callimaque, Aratos, Apollonios de Rhodes, Lycophron, les premiers poètes de l'Anthologie. — Epoque romaine. Pendant la longue période de six siècles de la domination romaine (de César à Justinien), les écrivains grecs sont innombrables ; mais la valeur des œuvres est rarement en rapport avec le nombre. La plupart des auteurs sont des grammairiens, de lourds érudits ou de maladroits compilateurs. Pourtant, les œuvres intéressantes ne manquent pas. Citons les historiens Diodore de Sicile, Denys d'Halicarnasse, Josèphe, Dion Cassius, Hérodien, Zosime; le géographe Strabon et le voyageur Pausanias ; les philosophes stoïciens ou néo-platoniciens, Epictète, Marc-Aurèle, Philon le Juif, Diogène Laërce, Plotin et ses disciples, Porphyre, Jamblique, Proclos ; les philosophes de l'école d'Athènes ; les poètes Oppien, Quintus de Smyrne, Nonnos, Coluthos ; les romanciers Jamblique, Xénophon d'Ephèse, Héliodore, Longus, et les innombrables rhéteurs : Dion Chrysostome, Plutarque, Hérode Atticus, Maxime de Tyr, Lucien de Samosate, Alciphron, Hermogène, Philostrate, Elien, Longin, Libanios, l'empereur Julien. Depuis le IIe siècle se développe, pleine de sève, une littérature chrétienne de langue grecque. D'abord les apologistes : Aristide, Justin, Tatien, Aristón. Miltiade, Irénée, Hermias, Clément d'Alexandrie ; puis les polémistes : Hippolyte, Origène, Athanase ; les historiens : Julius Africanus, Eusèbe de Césarée, Socrate, Sozomène, Théodoret ; enfin, les grands docteurs du IVe siècle : Basile, Grégoire de Nazianze, Grégoire de Nysse, Jean Chrysostome ; après eux, l'évêque de Cyrène, Synésios, et une foule de théologiens ou de polémistes. — Littérature byzantine. La littérature byzantine a duré plus de huit siècles, du VIe au XVe. Elle a produit d'innombrables chefs-d'œuvre et beaucoup de fatras. Mentionnons seulement une série presque ininterrompue d'historiens ou de chroniqueurs : Procope, Agathias, Jean Malalas, Syncelle, Constantin Porphyrogénète, Pachymère, Jean IV Cantacuzène, Doucas, etc. ; quelques philosophes : Jean Damascène, Michel Psellos ; beaucoup d'érudits et de compilateurs, parmi lesquels Hesychios, Zonaras, Photios, Tzetzes, Eustathe, Planude, Suidas ; un grand nombre d'œuvres poétiques, parfois intéressantes ; les hymnes de Romanos ; des drames chrétiens ; une tragédie sur la Passion du Christ ; les poèmes divers de Théodore Prodrome, de Constantin Manassès ; des épopées nationales et des romans. — Littérature grecque moderne. Elle comprend deux périodes distinctes : 1° du XVe siècle au début du XIXe ; 2° de la guerre de l'Indépendance à nos jours. Après la conquête turque et l'émigration vers l'Occident d'une grande partie des savants grecs, le grec resta en usage chez presque tous les chrétiens d'Orient. Mais, jusqu'à la fin du XVIIe siècle, les seules œuvres qui présentent quelque intérêt sont des poésies populaires ou des romans de chevalerie. Au XVIIIe siècle, des Grecs lettrés s'efforcent, par un compromis entre la langue populaire et le grec classique, de reconstituer une langue littéraire. La littérature grecque du temps ne comprend guère que des traductions, des ouvrages de science ou d'érudition. A la fin du XVIIIe siècle ou aux premières années du XIXe appartiennent le poète Rhigas; Lambros Photiadès, Néophyte Doukas, Chrestary de Janina, Daniel Philippidis, Vardalachos, Ypsilanti et le célèbre Adamantios Coray (1748-1833). Depuis 1821, la guerre de l'Indépendance a donné une vie nouvelle à cette littérature. La poésie, le plus souvent lyrique, mais parfois dramatique ou satirique, a eu pour principaux représentants, après Rhigas, Athanase Christopoulos, Rizos, Rangabé, George Zalokostas, Orphanidis, Panagiotis et Alexandre Soutzos, Denys Salomos, Aristote Valaoritis, Zambélios, Vlachos, Bernardakis, Vasiliodis, Mauromichalis, Coromilas, etc. Parmi les écrivains en prose, citons les historiens Schinas et Paparrigopoulos, le critique Rizès Néroulos, les érudits Minoïde Minas et Constantin Sathas, les romanciers Xenos et Bikélas, les archéologues Sakellarios, Pittakis, Koumanoudis, Karapanos, Kavvadias, etc. IV. Beaux-arts. — Architecture. L'art grec proprement dit ne commence qu'à la fin du VIIIe siècle avant notre ère. Pendant les siècles antérieurs se sont succédé, dans les pays grecs, une première, civilisation indigène, dite proto-hellénique, et une civilisation à moitié orientale, dite mycénienne. Aux VIIIe-VIIe siècles avant notre ère, commencent à se dessiner les ordres grecs, dont les deux premiers au moins ont emprunté bien des éléments à l'Orient, mais qui n'en sont pas moins grecs par l'agencement logique et le sens des proportions : l'ordre dorique, l'ordre ionique, l'ordre corinthien. Voir ordres. Les trois ordres grecs ont été appliqués avant tout à la construction des temples. Les principaux temples dont il existe encore des ruines importantes sont : pour l'ordre dorique, les vieux temples de Pœstum, de Sélinonte, le temple de Zeus, à Olympie ; les temples d'Egine, de Delphes, de Délos, d'Eleusis, etc. ; enfin, le Parthénon d'Athènes. Pour l'ordre ionique, l'Erechtheion et le temple de la Victoire Aptère, à Athènes ; et pour l'ordre corinthien, le temple de Bassæ, œuvre d'Ictinos ; le monument de Lysicrate, à Athènes ; etc. En dehors des temples, l'architecture grecque a produit bien d'autres œuvres. Rappelons seulement, les portes monumentales (propylées d'Athènes) ; les portiques de tout genre ; les gymnases ; les trésors d'Olympie ou de Delphes ; les théâtres (Athènes, Delphes, Délos, Epidaure, etc.); les stades (Athènes, Corinthe, Olympie, Delphes, etc.); les fortifications; les ports ; les tombeaux (céramique d'Athènes, mausolée d'Halicarnasse). L'architecture grecque décline après la conquête d'Alexandre. Elle vise surtout au colossal. L'ordre corinthien fait place à un ordre composite, où se perd le sens des proportions. Sous l'empire romain, on s'en tiendra à l'ordre composite. — Sculpture. Parmi les œuvres les plus anciennes, on peut citer des statues cypriotes, les stèles funéraires de Mycènes et le bas-relief de la Porte des Lions, qui appartiennent à l'époque dite mycénienne et attestent des influences orientales. La sculpture grecque proprement dite ne commence vraiment qu'au VIIe siècle avant notre ère. La plastique eut d'abord un caractère tout religieux. Elle représentait les dieux, à l'origine, par de simples symboles : des cônes, des colonnes, des piliers, puis elle s'efforça de leur donner une forme humaine (xoana). Dans la seconde moitié du VIIe siècle, dans la première moitié du VIe, apparaissent, nombreux déjà, de vrais artistes, chez lesquels se manifeste la connaissance de la technique. On exécute alors pour Olympie les premières statues d'athlètes, les métopes de Sélinonte. Pendant la période suivante, dite de l'archaïsme avancé (milieu du VIe siècle-milieu du Ve), la plastique grecque commence à produire des chefs-d'œuvre. Les écoles doriennes deviennent de plus en plus fécondes : écoles de Sparte, d'Egine, d'Argos, de Sicyone. L'école attique est représentée par Endoios, Callonidès, Epistémon, Anténor, Critias et Nésiotès, Hégias. A cette période appartiennent les frontons d'Egine et la plupart des sculptures de Delphes. Vers le milieu du Ve siècle s'ouvre l'ère des grands chefs-d'œuvre. C'est le temps de Calamis, de Myron, de Pythagoras de Rhégion, puis de Polyclète et de Phidias, Pæonios, Crésilas, Agoracrite, Alcaméne, etc. Cette période est représentée pour nous par un admirables ensemble d'œuvres originales : marbres d'Olympie, Victoire de Pæonios ; métopes, frontons et frises du Parthénon ; frises et balustrades du temple d'Athéna Nikè ; cariatides et frise de l'Erechtheion. etc. Athènes est alors le grand centre de la plastique. Les artistes du IVe siècle cherchent des voies nouvelles ; ils sacrifient la sévérité de l'art au raffinement. Scopas, Praxitèle, Lysippe créent cependant encore des chefs-d'œuvre. Au temps d'Alexandre commence l'art hellénistique, qui dure jusqu'au Ier siècle avant notre ère. Bon nombre d'artistes créent un art nouveau, moins harmonieux, mais violent et puissant. C'est l'œuvre des écoles de Pergame, de Rhodes, de Tralles. A l'époque romaine, les sculpteurs grecs conservent leur habileté technique, mais sans rien créer de nouveau. Ils multiplient les copies des anciens chefs-d'œuvre. — Peinture. La peinture grecque proprement dite n'est plus représentée, aujourd'hui, que par quelques débris de fresques. Pour reconstituer l'histoire de cet art, on doit recourir aux indications fournies par les textes, aux peintures de vases, aux fresques gréco-romaines d'Herculanum et de Pompéi. La peinture hellénique, comme les autres arts, commence réellement au VIIe siècle avant notre ère. Sa grande époque a été le Ve siècle, qui marque aussi le triomphe de l'école attique avec Polygnote, Micon et Panænos. Vers la fin du Ve siècle se des sine en Asie Mineure une école ionienne, dont les principaux représentants : Zeuxis, Parrhasios, visent surtout à la perfection technique. Au IVe siècle, l'école de Sicyone est, par excellence, l'école du dessin. Dans la Grèce centrale, l'école thébano-attique se préoccupe plus de la couleur que de l'expression. Au temps d'Alexandre brillent deux grands artistes : Protogène de Caunos, vigoureux et consciencieux; Apelle de Colophon, souple et fécond. Dans l'âge hellénistique, et surtout dans la période gréco-romaine, se précipite la décadence. Le goût du temps portait surtout les artistes vers les sujets de genre et la peinture décorative. C'est des peintres alexandrins, que relèvent les fresques de Pompéi. — Arts industriels. Les arts industriels : 1° céramique (vases peints) ; 2° terres-cuites (plaques estampées, figurines); 3° mosaïque; numismatique; 5° glyptique (intailles, camées); 6° bronzes; orfèvrerie, ont été également prospères chez les Grecs. — Art byzantin. Voir byzantin. — Art de la Grèce moderne. L'art de la Grèce moderne relève presque entièrement de l'art byzantin. Dans les couvents de l'Athos, dans la Grèce continentale ou des îles, on continue à copier les vieilles fresques byzantines. Pourtant, quelques peintres contemporains, comme Th. Ralli, formés dans les écoles françaises, ont inauguré une peinture nouvelle. — Musique. La musique occupait une place importante dans la civilisation grecque. Les anciens Grecs ne connurent pas l'harmonie, et leur musique était purement mélodique et rythmique. Même, leur mélodie n'était qu'une sorte de mélopée, asservie à la poésie, a laquelle elle était toujours associée, ainsi qu'à la danse. Les chants étaient à l'unisson, et les instruments ne servaient qu'à soutenir les voix. Les Grecs employaient le ton, le demi-ton et même le quart de ton, et possédaient trois genres : le diatonique, le chromatique et l'enharmonique. Leur technique reposait sur la division de la suite des sons en tétracordes, dont les limites sonnent la quarte, et dans leur combinaison en des sortes de gammes à intervalles diversement répartis, les modes, dont chacun avait une expression particulière, un caractère moral, rattaché aux traits principaux qui distinguaient les mœurs et les goûts des peuples dont le nom était respectivement attribué à la mélodie. Les musiciens de l'époque classique disaient : « chanter en langue lydienne, en langue phrygienne, etc. », afin de marquer le caractère national ou exotique de chacun des modes. Ces modes étaient basés sur la théorie des sept tons, commençant par chacune des sept notes de la gamme, et avaient une application exclusivement mélodique. Il y avait quatre modes principaux, désignés sous les noms de: dorien, phrygien, lydien et mixolydien. A chacun d'eux correspondait un mode secondaire placé à une quarte au-dessous du mode principal, et dont le nom était caractérisé par le préfixe hypo (sous) ; ces quatre modes secondaires étaient appelés : hypodorien, hypophrygien, hypolydien et hypomixolydien. La composition des diverses gammes a sensiblement varié suivant les époques. Voir église, mode. Le procédé de notation était formé au moyen de lettres de l'alphabet, modifiées de diverses façons. Les instruments les plus importants étaient la lyre, la cithare, la trompette et l'aulos (flûte à bec). — Chant national grec. Le poète Denys Salomos avait publié, dès 1823, une Ode à la Liberté. Plus tard, le compositeur Nicolas Mantzaros fit avec l'hymne de Salomos une sorte de grande cantate. C'est le premier des vingt-quatre choeurs que comprend la composition de Mantzaros, qui fut choisi comme hymne officiel.

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