Le printemps de mai à juin et l'automne de septembre à octobre sont les saisons les plus agréables pour visiter l'Italie.
Si vous projetez de vous rendre dans la partie sud du pays ou en Sicile, n'y séjournez pas au mois d'août, car les températures sont très élevées.
Les températures minimales et maximales à Rome tout au long de l'année :
En janvier, de 3 C à 12 C.
En mars, de 6 C à 15 C.
En mai, de 12 C à 21 C.
En juillet, de 18 C à 28 C.
En septembre, de 16 C à 26 C.
En décembre, de 5 C à 13 C.


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N'oubliez pas de réclamer la carte européenne d'assurance maladie auprès de votre caisse au moins 15 jours avant la date de votre départ.
Il est recommandé de faire un rappel du vaccin DT Polio et celui contre les hépatites A et B avant de séjourner en Italie.
Italie - État de l'Europe méridionale, Capitale Rome. I. Géographie. L'Italie a la forme d'une botte, dont la pointe, opposée à la Sicile, serait tournée vers le détroit de Messine. C'est une vaste péninsule bornée au Nord par les Alpes, qui la séparent de la France, de la Suisse, de l'Autriche et de la Yougoslavie ; à l’Est par ce dernier État, les mers Adriatique et Ionienne : au siècle et à l’Ouest par la Méditerranée. Elle est arrosée par divers fleuves. Le plus important de beaucoup est le Pô, dont la fertile vallée forme, au pied des Alpes, la Lombardie. Il faut citer encore l'Adige, descendu des Alpes, et, dans le corps même de la péninsule, l'Arno et le Tibre. Ses principaux lacs sont : les lacs Majeur, de Corne, d'Iseo, de Garde, de Trasimène ou de Pérouse, de Bolsena. Plusieurs péninsules considérables, celles d'Istrie, du mont Gargan, des Pouilles et de la Calabre et de nombreux caps découpent ses côtes, le long desquelles sont des îles parfois importantes (la Siècle, la Sardaigne, l'île d'Elbe, Ischia, etc.). Les montagnes qui forment le relief de la péninsule sont les Alpes, au Nord, et les Apennins, qui la sillonnent du Nord au Sud. Ces montagnes la divisent en trois versants principaux : Méditerranée, Adriatique et mer Ionienne. D'une façon générale, l'Italie se trouve partagée entre deux régions absolument dissemblables : le Nord, partie continentale, comprend une grande plaine horizontale, la plaine du Pô et de Vénétie, entourée par les Alpes et l'Apennin, et le Sud, constitué par un grand soulèvement bordé de plaines. Le Nord est de beaucoup la région la plus riche : céréales, riz, industrie des plus actives au pied des Alpes. Dans le Sud, les pâturages, les vignobles, l'olivier, les carrières et les mines (fer, soufre, marbre, etc.) forment la richesse principale du pays. La superficie est de 311.000 kilomètre carrée ; la population de 41.000.000 d'habitant. (Italiens). Le climat est chaud et relativement sec, surtout dans le Midi. L'Italie est une monarchie constitutionnelle. Le pouvoir exécutif, renforcé par le fascisme, appartient au roi et à ses ministres, le pouvoir législatif à deux Chambres, représentatives, mais non électives. Le royaume est divisé en 69 provinces. Eu dehors de Rome, l'Italie possède plusieurs villes de très grande importance : Gênes, Turin, Milan, Venise, Trieste, Fiume, dans la partie continentale du royaume, Florence et Naples dans la péninsule et Palerme en Sicile. Depuis la fin du XIXe siècle, l'Italie a travaillé à se constituer un empire colonial. L'Érythrée, la Somalie italienne et la Tripolitaine (Libye), enfin Rhodes constituent cet empire, qu'ont arrondi récemment des accords passés avec la France et l'Angleterre, investies de mandats sur les colonies allemandes. La superficie de cet empire italien d'outre-mer est d'environ 1.592.000 kilomètres carrés, et la population de 1.625.000 habitants. II. Histoire. L'histoire de l'Italie se confond avec l'histoire même de l'Europe (Voir ce mot) jusqu'en 395. A cette époque, lors du partage de l'empire par Théodose, l'Occident, dans lequel était enclavée l'Italie, échut à Honorius. Survinrent les invasions barbares : Odoacre se proclama roi de la péninsule en 476, après avoir mis fin à l'empire d'Occident en détrônant Romulus Augustule, le dernier empereur. En 493, Théodoric conquit avec ses Ostrogoths toute l'Italie, mais, à sa mort, la décadence du vaste empire qu'il avait fondé fut rapide. A la domination des Goths succéda celle des empereurs de Byzance, qui se firent représenter en Italie par un exarque siégeant à Ravenne. Dès 568, les Lombards, conduits par Alboïn, envahirent la péninsule et la partagèrent en un certain nombre de duchés, partage qui prépara le régime de la féodalité en Italie. Ce pays comptait alors trois capitales : Pavie, siège de la domination lombarde ; Ravenne, siège de l'exarchat byzantin ; Rome, résidence des papes. Au VIIIe siècle, grâce à la protection des souverains carolingiens, se constituait l'État pontifical. Au XIIe siècle, les papes et les villes lombardes s’unirent contre l'Allemagne, mais lorsque les guelfes eurent triomphé des gibelins, l'Italie, délivrée des empereurs, demeura en proie aux rivalités locales. Florence, Pise, Lucques, Gènes, Venise, républiques puissantes, dominaient en Lombardie. Au Sud, le royaume de Naples était disputé entre Français, Aragonais et Allemands. Au XVe et au XVI siècle, pendant les guerres d'Italie, la péninsule servit de champ de bataille aux Français, aux Espagnols, aux Allemands ; finalement, la France, au traité de Cateau-Cambrésis, renonça à ses prétentions au delà des Alpes, et les Espagnols, héritiers de Charles-Quint en Italie, restèrent les maîtres, et cela pendant deux siècles. Les efforts des princes étrangers imposés à l'Italie par les traités d'Utrecht (1713), de Rastadt (1714) de Vienne (1738), etc., ne purent lui donner ce qui lui manquait : l'unité. Cependant, il se formait dans le nord de l'Italie une domination plus puissante que les autres, celle des ducs puis des rois de Savoie, qui étendaient peu à peu leur autorité sur le Piémont, la Lombardie et la Sardaigne. Les guerres de la Révolution, pendant lesquelles Bonaparte dirigea dans l'Italie du Nord deux admirables campagnes, aboutirent, en 1797, à la fondation de la république Cisalpine, qui devint en 1806 le royaume d'Italie, mais les traités de 1815 rendirent la Lombardie à l'Autriche, qui, malgré des tentatives d'insurrection nationale, poursuivies en 1848 et 1849 avec l'appui des rois de Sardaigne, conserva cette conquête jusqu'à ce que Napoléon III la lui enleva en 1859, à la suite d'une courte guerre, pour la donner au roi de Sardaigne. Cette date marque le début d'une nouvelle période pour l'Italie, dont l'unité, préparée par Cavour, presque réalisée par la conquête du royaume de Naples et de l'État pontifical par Garibaldi, fut définitivement achevée en 1870 par Victor-Emmanuel, dont les armées occupèrent Rome. Depuis cette date, l'Italie n'a cessé de développer ses ressources économiques et militaires, malgré une tentative malheureuse de colonisation en Abyssinie. Elle est entrée dans la Triple Alliance, mais le souci de ses intérêts commerciaux l'a de nouveau poussée à se rapprocher de la France, qui l'a laissée maîtresse d'agir en Tripolitaine pendant la guerre italo-turque (1911-1912) et lui a de plus d'une manière, avant 1914, manifesté son amitié. Lorsque la Grande Guerre s'est déchaînée, l'Italie a commencé par proclamer sa neutralité. Après avoir hésité pendant près d'un an, elle est enfin entrée dans la lutte en 1915 (23 mai) et a combattu d'abord contre les seuls Autrichiens, puis contre les Austro-Allemands, s'efforçant sous les ordres, d'abord de Cadorna, puis de Diaz, de conquérir les parties irrédentistes de la contrée. Elle y avait en partie réussi, soit dans le Trentin et dans le pays des Dolomites, soit sur les bords de l'Isonzo (à Gorizia), lorsque le désastre de Caporetto a l'ait perdre à l'Italie toutes ses conquêtes et livré la Vénétie à l'invasion étrangère. Bientôt arrêtés, les Austro- Allemands ont été refoulés, après la victoire de Vittorio Venetto, sur le territoire austro-hongrois. La paix de Saint-Germain-en-Laye a donné le Trentin, Gorizia et Trieste à la couronne d'Italie et (en 1920) Fiume, occupée pendant un temps par d'Annunzio et par ses volontaires, a été incorporée au royaume. Depuis lors, l'Italie a travaillé à panser les maux de la Grande Guerre et à maintenir la paix en Europe. Elle a envoyé, comme la France et l'Angleterre, des troupes dans la Haute-Silésie et retiré ses soldats de l'Anatolie. Avec les autres Grands Alliés, elle s'efforce d'affermir la paix dans l'Europe centrale. L'avènement du facisme (1922) a, sous l'impulsion de Benito Mussolini, accentué sa politique dans un sens nationaliste. — Langue. L'italien est un rameau de la branche italique des langues indo-européennes. Il est dérivé pour un notable parti du latin populaire, le latin classique ayant fourni le reste avec quelques radie aux gothiques ou lombards. Sa formation commence avant le XIe siècle, et s'achève au XIVe. L'italien n'a pas de voyelles muettes, ni de voyelles composées ; c'est une langue sonore, harmonieuse et cadencée. L'italien possède un grand nombre de dialectes : le vénitien et le napolitain sont les deux principaux. — Littérature Bornée d'abord à l'imitation provençale et française, l'Italie ne produit pas d'œuvre littéraire en langue nationale avant le XIIIe siècle, époque où la poésie italienne apparaît dans les œuvres lyriques de l'empereur Frédéric II, de son fils Enzio, de Pierre des Vignes, Guittone d'Arezzo, Cino da Pistoia, Dante da Majano, Jacopone da Todi, Guido Cavalcanti, et la prose avec des chroniqueurs comme Dino Compagni, avec les recueils de contes comme le Novellino. Le XIVe siècle est pour l'Italie un grand siècle littéraire, puisqu'il compte trois noms illustres : Dante, l'auteur de la grandiose trilogie qui forme la Divine Comédie ; Pétrarque, le poète élégant des Sonnets et des Triomphes ; Boccace, qui donne dans son Decameron le modèle de la prose italienne. A ces maîtres, on peut joindre : les poètes Fazzio degli Uberti, Cecco d'Ascoli, Francesco da Barberino, les chroniqueurs Gino Capponi et les deux Villani, saint François d'Assise, l'auteur des exquis Fioretti, l'écrivain ascétique sainte Catherine de Sienne, les conteurs Sacchetti et Giovanni Fiorentino. Le XVe est un siècle d'érudits et d'humanistes, qui écrivent en latin (Pontanus, Sannazar, le Pogge, Marsile Ficin, Pic de La Mirandole, etc.) ; mais c'est en italien que Laurent de Médicis compose ses poésies lyriques, Ange Politien ses Stances, Pulci son épopée comique Morgante, Savonarole ses sermons, Sannazar son Arcadie, et que se constitue la Comedia dell arte ou comédie improvisée. Au XVIe siècle, la littérature italienne arrive à la perfection de la forme. La poésie épique est représentée par Bojardo, l'Arioste, le chantre fécond du Roland Furieux, Berni, le Tasse, le poète harmonieux de la Jérusalem, délivrée ; la poésie didactique par Ruccellaï, Alamanni, Tansillo ; la poésie lyrique par Bembo, Vittoria Colonna, l'Arétin, le sculpteur Michel-Ange, Chiabrera. Le théâtre antique est imité de près dans les tragédies de Trissino et de l'Arétin, les comédies du cardinal Bibbiena, de l'Arioste, de Machiavel, l'Arétin, Piccolomini, Bentivoglio, et du Ruzzante. Le Tasse (l'Aminte) et Guarini (le Pastor fido) cultivent la comédie pastorale. Les grands prosateurs du siècle sont l'écrivain politique Machiavel, l'historien Guichardin, B. Castiglione l'auteur du Courtisan, les conteurs Luigi da Porta, Bandello, Firenzuola, Strapparola, Grazzini, les artistes Léonard de Vinci, Benvenuto Cellini et Vassari, le précieux biographe. Le XVIIe siècle est littérairement un siècle de décadence ; il voit pourtant les poètes Marini, Filicaïa, Tassoni, Bracciolini, Salvator Rosa, les historiens Sarpi et Davila ; mais les meilleurs écrivains de ce temps furent les savants comme Galilée et Torricelli. Au XVIIIe siècle, la tragédie se renouvelle avec Gravina, Maffei, Martelli, Conti, Bianchi, Alfieri. Apostolo Zeno et Métastase composent des drames lyriques, Goldoni inaugure la comédie de mœurs, Gozzi la comédie d'intrigue et la comédie fiabesque (féerique). Citons les historiens et érudits : Muratori, Tiraboschi, Vico. L'influence française se révèle chez les philosophes Algarotti, Bettinelli, Cecarotti, les Verri, Beccaria, Filangieri ; à la fin du siècle paraît un véritable poète, Parini. Au XIXe siècle, les poètes Monti et Ugo Foscolo (celui-ci également prosateur) sont encore des classiques ; puis bientôt apparaissent les chefs du mouvement romantique, qui sont mêlés de près au mouvement de l'indépendance : le poète Berchet, Silvio Pellico, l'auteur de mes Prisons, Manzoni, le maître du roman historique dans les Fiancés, Massimo d'Azeglio, Grossi, Guerrazzi, le grand lyrique pessimiste Leopardi. Par réaction contre le romantisme s'est formée l'école païenne de Carducci et de ses Disciples, siècle Ferrari, Guido Mazzoni, G. Pascoli. Citons encore les poètes A. Graf, G. d'Annunzio, Salvatore di Giacomo. Parmi les prosateurs se distinguent les historiens ou érudits Botta, Balbo, Gio berti, Cesare Cantu, Rossi, Ascoli, De Sanctis, D'Ancona, De Gubernatis, P. Villari, Rajna, les romanciers Giovanni Verga, fondateur du vérisme, Fogazzaro. d'Annunzio, L. Capuana, Matilde Serao, Grazzia Deledda, le conteur et polygraphe De Amicis ; les auteurs dramatiques Giacosa et G. Rovetta.— Architecture Au début de l'ère chrétienne, les basiliques païennes furent appropriées aux nécessités du culte. C'est seulement au vie siècle que l'architecture byzantique pénètre sur certains points de l'Italie. Du XIe au XIIIe siècle, l'architecture romane se révèle à Pise, à Assise, à Modène, à Parme, à Milan, etc. Au XIIIe siècle, le style gothique entre en lutte avec les traditions romano-byzantines. Mais la forme ogivale n'est adoptée que sur la façade des édifices ; à l'intérieur, la voûte romane subsiste. Avec la Renaissance, c'en' est fait de l'architecture gothique. Brunelleschi applique sévèrement les ordres antiques. Bramante inaugure une période nouvelle pour la Renaissance. L'ampleur et la sobriété du style caractérisent ses œuvres, en particulier le plan de Saint-Pierre. Peruzzi, San Gallo furent d'habiles continuateurs de Bramante. Michel-Ange, à qui revient l'honneur de la coupole de Saint-Pierre, Raphaël, Jules Romain, Vignole, Serlio, Palladio, Fra Giocondo, Alessi, Vasari, Sansovino, Giacomo della Porta, etc. emplissent le XVIe siècle de leur gloire. Au XVIIe siècle, le déclin se manifeste avec rapidité par l'étrangeté, l'absence de goût, la prodigalité des ornements. Le XVIIIe et le XIXe siècle ne marquent pas un relèvement sensible de l'architecture. Bornons-nous à nommer Ivara ou Juvara, Salvi, Vantitelli, Servandoni. — Sculpture Les sculptures de la période romano- byzantine sont d'une exécution sommaire. Nicolas de Pise, le premier, a eu souci de remonter aux sources antiques. Jean de Pise lui succède. Andrea de Pise sculpte les deux portes du baptistère de Florence. La plupart de ces maîtres sont architectes, sculpteurs et peintres. C'est ce qui explique la tendance générale à ne voir dans la sculpture et la peinture qu'un décor des édifices. L'art statuaire ne sera pratiqué d'une manière indépendante qu'au XVIe siècle. Florence est le centre d'activité le plus remarquable au XVe siècle. Ghiberti s'y inspire de la nature plus que des Anciens. Il forme : Desiderio de Settignano. Andrea Verrocchio. Verrocchio sera le maître de Michel-Ange et de Léonard de Vinci. Leopardo, Michelozzi, Luca et Andrea della Robbia, Civitali, Mino da Fiesole, Modanino, etc., appartiennent aussi au XVe siècle. Michel-Ange domine l'école, au siècle suivant. Sansovino fonde une école brillante à Venise ; Cellini, Ammanati, Jean Bologne, Franca villa, Merliano da Nola, San Gallo, Lombardi, etc. peuplent Florence, Pérouse, Naples, Or vieto, Lorette de travaux appréciés. Bernin remplit le XVIIe siècle de sa renommée, mais il tombe dans le pittoresque à outrance, et ses continuateurs au XVIIIe siècle, l'Algarde, Ma- derno, Rossi, Rusconi, Foggini, sont des artisans de décadence. Une sorte de relèvement se manifeste au début du XIXe siècle avec Canova, épris de l'antique, et avec Bartolini. Vers le milieu du siècle, l'art fait place au métier. Vers 1878, la sculpture italienne se ressaisit. Barzaghi, Calvi, Belliazzi, Civiletti, et principale ment Monteverde donnèrent le signal d'un réveil. Ferrari (Ettore), Gemito, Danielli, Maccagnani, Pereda et Sodini (Dante), Bazzaro, Nono, Salvini, Biondi, Alberti, Apolloni, Astorri, Balzico, d'Orsi, Gallori, Mme Lancello-Croce, Rosso, Bistolfi, Cifarieìlo, Trentacoste, Troubetzkoy, Calandra, etc. marquent une régénération sérieuse de la sculpture moderne, par l'étude approfondie de la nature. — Peinture. Cimabue est l'ancêtre de la peinture en Italie (XIIIe siècle). Il rompit avec les traditions byzantines. Mais c'est avec Giotto (1266-1337), son élève, que commence une transformation des types aux quels vont recourir les peintres. Ses disciples ou ses continuateurs sont : Cavallini, le Giottino, Taddeo et Agnolo Gaddi, Buffalmacco, etc. C'est Andrea Orcagna qui occupe le premier rang par ses fresques au Campo-Santo de Pise, Bernardo Orcagna son frère. Simone di Martino, Lippo Memmi, Duccio di Buoninsegna, Pietro et Ambrogio Lorenzetti, etc. travaillent avec éclat au XIVe siècle. Le siècle suivant s'ouvre avec Fra Angelico da Fiesole, peintre d'une exquise candeur et d'une foi touchante. Son disciple Benozzo Gozzoli est, avec Masaccio, le précurseur de la Renaissance. Uccello, Dello, Castagno, Fra Filippo Lippi, Verrocchio, Pollajuolo-Botticelli, Ghirlandajo, Mantegna, Gen tile et Giovanni Bellini, Vivarini, Gentile da Fabriano, le Pérugin, Luca Signorelli, le Sodoma, etc. assurent le renom de l'école au XVe siècle. Au XVIe siècle, l'âge d'or de la peinture, les chefs de l'école sont, par ordre de naissance, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Raphaël, Fra Bartolommeo, Andrea del Sarto, Corrège, Titien, Giorgione. A Léonard se rattachent Andrea Solario, Gaudenzio Ferrari, Bernardino Luini. Les suivants de Michel-Ange sont Sebastiano del Piombo, Daniele da Vol terra, Vasari, Salviati, le Bronzino, Allori, le Rosso. Raphaël est l'éducateur de Jules Romain, Penni dit « le Fattore », Caldara dit « le Caravage », le Garo falo, Perino del Vaga, etc. Corrège aura pour imitateur le Parmesan. Des innombrables disciples de Titien, les deux plus illustres sont le Tintoret et Véronèse. Vers la fin du XVIe siècle, les Carraches dominent l'école ; à leur suite viennent le Dominiquin, le Guerchin, Schidone, Lanfranco, le Guide, l'Albane, etc. Avec ces maîtres, nous sommes au milieu du XVIIe siècle, et la décadence s'accentue d'une façon rapide. Au siècle suivant pourtant. Solimena, Tiepolo, Canaletto, Guardi, Battoni méritent d'être nommés. Plus pauvre encore est l'école, pendant la première moitié du XIXe siècle (Appiani, Bayez, Camuccini, Benvenuti, etc.). Dans la seconde moitié du siècle, on peut signaler les noms de Fontanesi, Ussi de Florence. Gastaldi, Miola, Busi, Gordigiani, Pio Joris, de Nittis, Massini, Pasini et Pagliano, Castiglione, Galli, Fontana, Soldini, Silvio Rotta, Baz zaro (Leonardo), Carcano, Ciardi, Maccari, Morbelli, Sartorio, Segantini, G. Previati, Balestrieri, Joris, Mìchetti-, Morelli, E. Tito. Voir florentin, romain, vénitien. — Gravure La gravure sur bois, en Italie, date de l'application de la typographie. Au xvie siècle, la plupart des maîtres gravent certaines de leurs compositions. On attribue à Hugo da Carpi la découverte de la gravure en camaïeu, à Maso Finiguerra la découverte de la gravure sur cuivre. Marc-Antoine Raimondi, disciple de Raphaël, est un merveilleux interprète des œuvres du maître. Augustin Vénitien, Marc de Ravenne, Garaglio, Bonasone constituent la lignée de Marc-Antoine. Le Parmesan a porté l'eau-forte à un rare degré de perfection. Veronése, Primatice, Baroche, Fari- nati, Palma, Fontana de Vérone. Giacomo Franco, Cesare Vecelli, Mazza, Camoccio, etc. s'adonnent avec éclat à ce mode de gravure. Au XVIIe siècle, les Carraches fixent à Bologne le centre de productions de l'eau-forte. Au XVIIIe siècle, les graveurs ne laissent après eux que des œuvres sans style. Les Tiepolo, Canaletto, Cunego, Volpatto, Porporati, Piranesi, Longhi et Raphaël Morghen font toutefois exception. Au XIXe siècle, deux noms sont à retenir : ceux de Calaniatta et de Mercury. — Musique. C'est par l'église que les premières manifestations musicales se produisirent en Italie. Saint Ambroise régla le mode d'exécution des chants religieux. Plus tard, au VIe siècle, saint Grégoire le Grand compléta son œuvre et organisa L'Antiphonaire. Plus tard, au XIe siècle, c'est au moine Guido d'Arezzo qu'on doit une méthode rationnelle d'enseignement de la musique. A partir de ce moment jusqu'aux approches de la Renaissance, l'Italie compte peu de musiciens nationaux. C'est le temps où les grands contrapontistes de l'école franco-belge visitèrent l'Italie, et y firent souche d'élèves : Jean Tinctor, Adrien Willaert, Claude Goudimel. Grâce à leurs leçons, surgirent une foule de musiciens remarquables, dont le plus grand est Palestrina, le réformateur de la musique religieuse. L'oratorio commença de fleurir grâce à, saint Philippe de Néri. C'est à Florence qu'un petit cénacle de gentils hommes amateurs, de poètes, de savants, d'artistes, conçut la pensée d'unir les instruments aux voix dans des espèces d'actions scéniques rudimentaires, d'abord à un seul, puis à plusieurs personnages. C'est l'origine de l'opéra. Montever de perfectionna le système musical, en y introduisant l'harmonie dissonante, et par conséquent, la modulation. Après lui, Francesco Cavalli, son élève, dans l'espace de trente années, de 1639 à 1669, ne fit pas représenter moins de trente-huit opéras. Venise, alors, comptait six théâtres. Ce n'est qu'en 1668 que Naples vit s'ouvrir sa première scène lyrique, en 1778 que Milan inaugura le théâtre de la Scala. Gregorio Allegri, l'organiste Frescobaldi, le P. Martini, Jean-Paul Colonna, Carissimi et plus tard Porpora se distinguaient dans le genre de l'oratorio, et surtout de la cantate, qui peu à peu s'était substituée au madrigal. Quant à la grande école italienne de violon fondée par Arcangelo Corelli, elle fut illustrée par Geminiani, Locatelli, Lorenzo et Giambattista Somis. C'est aussi à cette époque que l'art de la lutherie prenait tout son essor avec les Amati, les Maggini, les Guarneri, les Bergonzi, les Montagnana et Antonio Stradivari. De Venise, l'opéra alla s'installer à Naples, d'où il rayonna sur toute l'Italie d'abord, sur l'Europe ensuite. Pendant tout le XVIIIe siècle, l'histoire de la musique en Italie se concentre tout entière dans les exploits de la grande école napolitaine, dont Alessandro Scarlatti doit être considéré comme le chef et l'initiateur. C'est des conservatoires de Naples que sortent Gaetano Greco, Durante, Pergolose, Duni, Gizzi, Jommelli, Paisiello, Piccinnì, Porpora, Fénaroli, Guglielmi, Sacchini, Cimarosa, Leo, Tritio, Sala, Mandanici, Zingarelli, Manfroce, et plus tard Carlo Conti, Mercadante, Bellini. Dans le reste de l'Italie, on peut citer à la grande époque les compositeurs dramatiques Caldara, Galuppi, Rinaldo de Capoue, Francesco Conti, Marcello de Padoue, Nasolini, Ciampi, Gazzaniga, Storace, Gnecco, Sarti, Mengozzi, et surtout Salieri, et, parmi les compositeurs religieux et les organistes, Benedetto.Marcello, le P. Mattei, Pitoni, etc. ; les violonistes Viotti et Paganini. Nous trouvons, au commencement du XIXe siècle : Valentino Fioravanti, Paër, qui se partage entre la France et l'Italie, Pavesi, les frères Giuseppe et Luigi Mosca, Carlo Coccia, puis deux grands maîtres à qui la France devait donner la gloire : Cherubini et Spontini. Puis vint le plus grand des derniers grands Italiens, Rossini. Presque en même temps, brillaient Bellini et Donizetti. Autour d'eux on ne voit surgir que de pâles imitateurs : Raimondi, Morlacchi, Carafa, Vaccaj, Coppola, Pacini, Mercadante, les deux frères Luigi et Frederico Ricci. Verdi est le dernier représentant de cet art. L'école musicale italienne n'est plus aujourd'hui qu'un souvenir, en dépit de Mascagni, de Leoncavallo, de Puccini, de Giordano, d'Alberto Franchetti, et de don Lorenzo Peresi, qui s'efforce de renouveler le genre de l'oratorio. — Marche royale italienne. Il n'existe pas, à proprement parler, d'hymne national italien, avec paroles. Une Marche royale, composée en l'honneur de la maison de Savoie par Galleotti, en tient la place dans les cérémonies officielles.




