Les températures à Moscou sont :
En janvier, elle est de -14 à -7 C
En mars, elle varie de -5 C à 1 C
En mai, elle est de l'ordre de 6 C à 17 C
En juillet, elle atteint 12 C à 21 C
En septembre, elle est de 6 C à 13 C
En décembre, elle va de -8 C à -3 C
L'été, de juin à août, est la meilleure période pour un voyage en Russie. Il fait chaud mais le temps reste plaisant. Pour un voyage touristique, il vaut mieux éviter l'hiver plutôt rigoureux et qui dure longtemps. Dans quelques régions, les températures peuvent descendre jusqu'à -60 C.


![]() |
Un rappel du DTPolio et les vaccins contre la typhoïde, les hépatites A et B ou encore l'encéphalite à tiques sont recommandés.
Il n'y a pas de risque sanitaire majeur pour un voyage en Russie. Toutefois, il est recommandé de ne pas boire l'eau du robinet et de se prémunir des piqûres d'insectes.
Russie (EMPIRE DE) - nom de l'empire qui comprenait, avant 1917, l'ensemble des Etats actuels composant l'Europe orientale et aujourd'hui partagé entre la République des soviets, la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Lithuanie, la Pologne et l'Ukraine. I. GEOGRAPHIE. L'empire de Russie, le plus vaste Etat du globe, comprenait une grande partie de l'Europe orientale, tout le nord de l'Asie ou Sibérie, le Turkestan occidental et la Transcaucasie. La Russie d'Europe seule avait une superficie de 5.390.000 Kilomètre carré et 130 millions d’habitants (Russes). L'empire russe, y compris les immenses territoires d'Asie, avait une superficie de 22.385.000 Kilomètre carré et une population de 180 militons d'h. Sa capitale était Petrograd ; ses villes principales: Moscou. Varsovie. Odessa, Riga, Kiev en Europe ; Tiflis, Tobolsk en Asie. La Russie d'Europe était bornée au Nord par l'océan Glacial, à l'Est par les monts Ourals et le fleuve Oural ; au Sud par la Caspienne, le Caucase, la mer d'Azov et la mer Noire ; à l’Ouest par la Roumanie, l'Autriche, la Prusse, la Baltique, la Suède et la Norvège. Le sol de ce pays, partagé comme il a été dit plus haut, est en général plat, encombré de lacs et de marais, ou couvert de forêts, tandis que, dans l'Ouest et dans la région sud-est, s'étendent de vastes steppes consacrés à l'élevage ou à la culture des céréales. Les principales montagnes sont le Caucase et les monts Ourals. Quant au plateau de Valdaï, aux collines de Pologne, etc., elles ne dépassent pas 300 à 400 Mètre d'altitude et rompent à peine l'uniformité du pays. Parmi les fleuves, il faut citer la Kara, la Petchora, le Mézen, la Dvina. l'Onéga, la Tana, la Tornéa, la Néva, le Niémen, la Vistule, l'Oural, le Volga, le Don, le Dniéper, le Dniester. Parmi les nappes d'eau, les lacs Saïma. Ladoga, Onega. Biélo. Ilmen, Péipous etc. Le climat, sauf à l'Ouest, où il est radouci par les brises océaniques, reste inégal, très froid et neigeux en hiver, assez chaud en été. Les populations appartiennent soit à la grande famille indo-européenne (Slaves, parmi lesquels on distingue les Grands-Russes, les Russes Blancs et les Petits-Russes), soit à la famille ouralo-altaïque (Finnois, Sibériens, Lapons. Moraves, Tchérémisses, Bachkirs, Kirghiz. etc.). Dans son ensemble, la Russie est surtout un pays agricole. La région des Terres Noires, dans le Sud, était, sous l'autorité des tsars, un des greniers d'alimentation de l'Europe. Pourtant, d'importantes richesses minières s'y rencontrent (houilles, cuivre, fer, nickel, or, etc.) dans le bassin du Dniéper et dans l'Oural, et l'industrie s'y développait avant la Grande Guerre avec une grande rapidité. La révolution de 1917 a fait disparaître cette prospérité, et la Russie des soviets est retournée quelque temps à l'état de nature. On trouvera au mot SOVIET quelques détails sur la géographie du pays. II. HISTOIRE. L'histoire de la Russie commence au IXe siècle, lors de l'invasion des Varègues, pillards d'origine scandinave, qui communiquèrent aux Slaves leurs mœurs belliqueuses. Les Russes furent convertis au catholicisme grec par les missionnaires byzantins, sous le règne de Vladimir (972-1015). Iaroslav le Grand (1013-1054) fut leur Charlemagne ; mais, après ce monarque, commença une période d'anarchie et de guerres civiles, à la faveur desquelles la Russie subit le joug des Mongols (XIIe et XIIIe siècles). Cependant, les princes de Moscou et particulièrement Ivan le Terrible réussirent à augmenter peu à peu leurs territoires et jetèrent les bases d'une monarchie qui devint puissante et d'une nation qui devint unie sous les Romanov, parvenus au pouvoir en 1613. Le plus illustre des premiers tsars fut Pierre le Grand (1682-1725), le vainqueur de Charles XII, le réformateur de la civilisation moscovite, qu'il modela extérieurement sur les usages européens, le fondateur de Pétersbourg (Actuellement Petrograd). Il fit du gouvernement russe le modèle de l'autocratie, Pendant le XVIIIe siècle, pendant les règnes des tsarines Anne et Elisabeth, la Russie eut à lutter presque sans trêve, au Sud, contre les Turcs ; mais, sous Catherine II, au lendemain de la guerre de Sept ans, eut lieu le premier partage de la Pologne, suivi de deux autres démembrements (Voir POLOGNE), et la conquête d'Azof. Paul Ier (1796-1801) s'associa à la coalition contre la France. Son successeur, Alexandre Ier, vaincu à Austerlitz, à Eylau et à Friedland, se réconcilia à Tilsit avec la France ; niais cette alliance dura trois ans à peine. En 1812, Napoléon envahissait la Russie. Il est vrai qu'au lendemain de l'incendie de Moscou, le froid l'en chassa et que cet échec donna à Alexandre Ier une considération qui lui valut d'être le chef de la Sainte-Alliance. Les tsars cherchèrent dès lors de plus en plus à s'agrandir aux dépens de la Turquie, à s'avancer vers Constantinople, malgré les efforts de la diplomatie européenne. Les armées franc?-anglaises arrêtèrent en Crimée Nicolas Ier et imposèrent à son successeur Alexandre II le traité de Paris (1865). Fins heureuse en 1877-1878, la Russie a, par le traité de Berlin, porté une atteinte considérable au prestige et au territoire de la Porte. D'autre part, elle développa sa puissance en Asie et s'est rapprochée des possessions anglaises de l'Inde. Enfin, la création du grand chemin de fer transsibérien lui aurait donné dans l'Asie septentrionale une situation privilégiée, si une guerre malheureuse avec le Japon (1904-1905) ne lui avait fait perdre, par le traité de Portsmouth (Angleterre), le bénéfice de son activité en Mandchourie. Des troubles intérieurs changèrent les destinées de la Russie. Entre 1906 et 1914, quatre doumas se succédèrent, vivant une existence stérile, tôt brisée par une dissolution obtenue du tsar Nicolas II par la bureaucratie. De là une désaffection toujours grandissante, qu'accrurent encore à partir d'août 1914 les épreuves d'une guerre très insuffisamment préparée par l'administration russe. Rappelons seulement les vicissitudes de la Grande Guerre sur le front oriental (Voir Guerre [grande]), les alternatives de succès et de terribles revers des armées russes entre août 1914 et mars 1917, les avances en Prusse Orientale, en Galicie jusqu'aux Karpathes et en Hongrie (entre autres l'offensive de Broussilof en juin 1916) et les arrêts, les reculs des troupes du tsar, les défaites de Tannenberg, de la Dunajec et les invasions de la Pologne par les Austro-allemands. De là, et aussi des rumeurs relatives à l'influence du moine Raspoutine sur la tsarine résulta la révolution de mars 1917, qui substitua un gouvernement constitutionnel à celui de la bureaucratie tsariste ; mais ce gouvernement incapable ne fit que frayer la voie au bolchevisme. Cette dictature du prolétariat, ou plutôt de ses chefs Lénine et Trotsky commença dans le courant de l'automne 1917, et accumula d'abord désastres sur désastres. Ce fut la défaite complète des années russes désorganisées, le triomphe des Austro-allemands (prise de Riga) et la signature du honteux traité de Brest-Litovsk (3 mars 1918), qui marqua la fin de la Grande Guerre sur le front oriental ; ce fut la destruction de l'œuvre des tsars «rassembleurs de la terre russe» et le démembrement de l'empire par la séparation de l'Ukraine, des états Baltiques, de la Finlande, de la Pologne et des possessions russes d'Asie ; ce fut la dilapidation des finances et la ruine de l'industrie, l'arrêt de la mise en valeur du sol et l'anarchie complète. Peu à peu, cependant, la république des soviets, dont la capitale est Moscou et non plus Petrograd, a travaillé à reconquérir une partie des pays perdus ; si elle a échoué en Europe du côté de la Pologne (en 1920). elle a recouvré quelque influence en Asie, ou elle donne l'impulsion à différentes républiques plus ou moins autonomes (en Sibérie orientale, au Turkestan, au Caucase): elle a fomenté des troubles dans plusieurs Etats de l'Europe (en Hongrie entre autres) et soutenu les nationalistes turcs d'Angora dans leur lutte contre les Grecs, comme les revendications des musulmans des Indes en faveur du maintien de l'empire turc de Constantinople ; elle a enfin réprimé, en Russie même, les attaques des contre-révolutionnaires. Mais la situation intérieure n'a cessé d'empirer ; en 1921, la famine a ajouté ses horreurs aux maux dont souffrait déjà la Russie. Alors le gouvernement des soviets a sollicité le secours de l'Entente ; mais s'il a pu nouer des relations avec les peuples Scandinaves et avec l'Allemagne, il a éprouvé de plus grandes difficultés à le faire avec les peuples de l'Europe Occidentale et avec les Etats-Unis, à cause de sa répudiation des dettes contractées par la Russie sous le gouvernement des tsars. La conférence de Gènes a échoué (Avril-mai 1922), et le seul résultat en a été le traité signé avec l'Allemagne à Rapallo le 16 avril. Ainsi la Russie s'est trouvé, au point de vue tant économique que politique, dans une situation lamentable. — Linguistique. On parle dans l'empire russe un nombre considérable d'idiomes distincts. Le russe, parlé par 80 millions d'habitants, appartient à la branche balte-slave des langues indo-européennes. On y distingue le grand russe ou russe proprement dit (50 millions) ; le russe blanc (5 millions) ; le petit-russe ou ruthène (24 millions). L'alphabet russe dérive de l'écriture cyrillique et comprend 35 caractères. — LITTERATURE. Convertie de bonne heure à la religion grecque orthodoxe, la Russie reçut de Byzance sa littérature. Les premiers monuments littéraires écrits en russe sont: la Chronique de Nestor (XIIe siècle), tes Vies des Pères de Kiev, le Voyage de l'hégoumène Daniel aux Lieux saints (XIIe siècle). Malgré l'invasion tatare du XIIe siècle, la culture littéraire est conservée dans les monastères: le Récit du la bataille d'Igor et la Zadontschina portent la trace de la lutte contre les envahisseurs. Après la prise de Constantinople par les Turcs (1453), les réfugiés grecs suscitent en Russie une sorte de renaissance hellénique. Au XVIe siècle, les éléments étrangers pénètrent dans le pays. Au XVIIIe siècle, Moscou possède une troupe dramatique. Au XVIIIe siècle. Pierre le Grand implante en Russie la culture européenne. Les écrivains russes subissent l'influence française: Trediakovsky imite Boileau. Le prince Kantemir écrit des satires. Il faut citer encore le grammairien Lomonosov, le poète lyrique Derjavine, les auteurs dramatiques Von Vizine et Soumarokov. Sous le règne de Catherine II, ce sont les philosophes français qui servent de modèles: l'auteur comique Kapnist, les publicistes Novikov, Stcherbatov, Radistchev ; les poètes Kheraskov et Bogdanovitch, le fabuliste Khemnitzer sont plus ou moins des élèves des grands écrivains français. C'est avec le règne d'Alexandre Ier que le génie russe se dégage des influences étrangères. L'historien Karamzine défend la tradition nationale. Le romantisme triomphe de 1820 à 1840, avec les poètes lyriques Joukovsky, Pouchkine, Lermontov. Griboïedov se fait connaître comme auteur comique, Krylov comme fabuliste. Après 1840, sous l'influence de la philosophie allemande, les écrivains font la critique des idées établies, et préparent en littérature l'avènement du réalisme. Ainsi font le critique Bielinsky, le pamphlétaire Herzen. Le roman est alors le genre dominant avec Gogol. Gontcharov, Pisemsky, Tourguenev, Dostoievski, Léon Tolstoï, qui, dans ses derniers ouvrages, se consacre à la propagation d'un idéal ascétique et social, puis Tchekov, Ouspensky, Gorki, D. de Merejkovski, L. Andreiev, I. Bounine, A. Kouprine, etc. Dans les autres genres, on peut citer les poètes lyriques Feth. Maikov, Nekrassov, Alexis Tolstoï ; les dramaturges Ostrovski et Tchedrine ; les publicistes Katkov et Aksakov. — BEAUX-ARTS. ARCHITECTURE. La Russie primitive n'employait probablement que le bois comme matériel de construction. Convertie au christianisme, elle imita les types des églises byzantines. Parmi les églises du XIe et du XIIe siècle, tantôt cubiques, tantôt en croix, citons celles de Kiev de Tchernigov, de Novgorod-la-Grande. Elles se hérissent de coupoles- couvertes de plaques en métal. Des artistes occidentaux importèrent quelques éléments du style roman. La période de la domination tatare arrêta l'élan de l'architecture. Au XVIe et aux XVIIe siècles apparaissent en Russie des architectes italiens, qui construisent des palais et des églises, où se reconnaît l'influence du style florentin. C'est de cette époque que datent le Kremlin et quelques églises fort curieuses de Moscou (Saint-Basile). L'école de Moscou applique ingénieusement aux édifices de brique et de pierre les formes pittoresques de l'architecture en bois. Pierre le Grand proscrit les anciennes formes nationales, et fait imiter surtout l'architecture hollandaise. Zemtsof est un bon architecte russe. La Russie continue après lui à appeler des artistes étrangers. Rastrelli, sous Elisabeth, bâtit en style rococo le Palais d'hiver de Saint-Pétersbourg. En 1757 fut instituée l'Académie des beaux arts. Sous Catherine II sont entrepris les quais de la Neva ; de cette époque datent le palais de Tauride et la cathédrale de Saint-Alexandre-Newsky à Saint-Pétersbourg. Les noms des architectes Starov, Kozlov, Tchévakinsky. Bagenov, Voronikhine sont à signaler. Sous Alexandre I une Ecole d'architectes est créée à .Moscou : c'est l'époque de Rossi et de Stassov. Sous Nicolas Ier domine le style dit «de caserne». Les architectes russes se sont ensuite efforcés de s'inspirer des anciens modèles byzantins. — Sculpture. L'Eglise orthodoxe interdit, comme suspecte d'idolâtrie, la représentation de la figure humaine. La Russie ne connaît la sculpture propre ment dite qu'à partir de Pierre Elle commence par imiter les artistes occidentaux, puis produit des artistes nationaux : Slchédrine. Choubine, Kozlovsky, Prokofiev, Martos. Sous le règne de Nicolas, l'école russe continua à se dégager de l'imitation. Citons Klodt von Iaourgenburg, Mikcchine, Antokolsky, .Zabiello, Popov, Lanceny, le prince Troubetzkoï, etc. — Peinture. La peinture, au contraire, joue, dès les débuts de l'histoire, un rôle considérable dans la vie russe. Jusqu'au XVIIIE siècle, clic est surtout religieux et s’inspire des modèles byzantins. Kiev a encore conservé des fresques et des mosaïques du XIe et du XIIe siècle. L'école de Novgorod brille au XIVe et au XVe siècle; l'école de Moscou au XVIe; l'école Stroganof au XVIIe. Déjà, au XVIe siècle, la peinture, demeurée jusque-là monopole des moines, avait passé aux laïques; niais le concile de Stoglav (1554) la soumet au contrôle do l'Eglise : défense de reproduire autre chose que les modèles hiératiques. Au XVIIe siècle, Ouchokov et ses élèves s'efforcent de sortir des procédés conventionnels. Depuis Pierre le Grand jusque dans la seconde moitié du XIXe siècle, les peintres russes suivront les modèles étrangers. Parmi les peintres russes citons Matvéief, Jean Nikitine, les portraitistes Levitzky et Borovikovsky ; puis, Rokotov, Drogine, Miropolsky, Chibanof sont les noms à signaler. Au début du XIXe siècle domine le goût de l'antiquité, avec Egorof, Chebouïev. L'avènement du romantisme, préparé par Keprensky, Tropenine, Vorobiev, est représenté par Brullof et Lvanof. Venetsianov, Tchernychev. Sokolov peignent la vie du paysan russe. Le genre russe devient à la mode avec Perov, Prianichnikov, Savitsky, Maioïcdov. Makovsky décrit avec splendeur les scènes et les types de l'ancienne Russie ; Riepirie, Kramskoï, Bogolioubov interprètent ceux de la Russie moderne. Vasnetsov, Gay renouvellent la peinture religieuse. Citons encore Semeradsky d'origine polonaise, Bakolowicz, Verestchaguine l'apôtre de la paix, Sourik, Lévitan, Serov, Kprovinc, Wroubel, Soniof, Bakst, Golovine.— Musique. Le peuple russe est passionné pour la musique et la danse ; il est resté fidèle à ses anciennes mélodies. Malgré l'importation de la musique italienne au XVIIIe siècle, Varlamov, Gourieev, Aliabiev en tirèrent quelque profit. Verstovsky s'essaya le premier dans l'opéra; mais le véritable créateur de l'opéra russe est Glinka, qui l'a émancipé de l'imitation italienne et allemande ; à côté de lui il faut placer Dargomyjski. Les deux frères Rubinstein. Sierov, Halakirev, Moussorgsky, Borodine, Rimsky-Korsakov, Glazounov, Cui, Liadov, Stravinski, Scriabine ont produit des opéras et des œuvres symphoniques de premier ordre. Une des formes les plus originales de l'art musical et de l'art dramatique réside dans les ballets, qui ont grandement influencé l'art décoratif contemporain. — Anden Hymne national russe. Cet hymne, fait en 1833, à la demande du tsar Nicolas Ier, est du poète Joukovsky (pour les paroles) et du général Lvof (pour la musique).




