Les variations mensuelles de la température à Belgrade sont les suivantes:
Janvier : de -3 C à 4 C
Mars : de 1 C à 10 C
Mai : de 11 C à 21 C
Juillet : de 16 C à 28 C
Septembre : de 12 C à 24 C
Décembre : de 0 C 6 C
Il est agréable de découvrir la Serbie en été, lorsque les températures sont de 28 C environ et que le soleil est au rendez-vous. Il est par contre conseillé de ne pas s'y rendre en hiver, car cette saison est rigoureuse, et le thermomètre descend au-dessous de C.


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Lorsque vous arrivez en Serbie, veillez à ne boire que des boissons dans des bouteilles cachetées. Il est aussi utile de souscrire à une assurance santé-rapatriement.
Aucune vaccination n'est exigée mais il est préférable de faire le rappel du DTPolio et de s'immuniser contre la fièvre typhoïde, l'encéphalite à tiques et les hépatites A et B pour des questions sanitaires.
Serbie - [bî] (en serbe Srbija), ancien Etat de l'Europe méridionale, sur la rive droite du Danube ; 48 303 kilomètre carré 2 922 000 habitants.. (Serbes). Capitale Belgrade. Compris aujourd'hui dans la Yougoslavie (voir ce mot). Sol montagneux, couvert par les contreforts enchevêtrés des Balkans, des Karpathes et du Rhodope arrosé par le Danube, la Save, la Morava serbe, etc., et généramnt fertile. Elevage considérable (porcs, moutons). Industrie faible. Ressources minérales abondantes, mais peu exploitées : or, mercure, zinc, houille. Les Serbo-Croates, venant de Galicie, s'établirent dans la péninsule balkanique vers 636. Disputée par les Barbares, successivement vassale des empereurs d'Orient, des Grecs, des Bulgares, etc., la Serbie devint indépendante au XIIe siècle, avec Etienne Némania, et puissante au XVe siècle sous le règne de Douchan qui conquit la Macédoine et l'Albanie, et enleva Belgrade aux Hongrois. Les Turcs la soumirent après la bataille de Kossovo (1389) et, malgré le vif souvenir que les Serbes avaient conservé de leur grandeur, malgré des insurrections nombreuses dont la plus grave fut, en 1804, celle de Karageorgévitch, la conservèrent intégralement jusqu'en 1815, En 1815, Miloch Obrénovitch fit de la Serbie une principauté indépendante, tout en continuant à reconnaître la suzeraineté de la Porte. Quarante ans plus tard (1856), le traité de Paris plaçait sous la garantie de l'Europe les privilèges octroyés par le sultan à la principauté. Miloch Obrénovitch mourut en 1860. En 1869, un de ses successeurs, Milan, dota le pays d'une constitution. Lorsque éclata le soulèvement de la Bosnie et de l'Herzégovine (1876), la Serbie se mit en état de rébellion contre la Porte. Ses troupes furent vaincues ; mais la Russie intervint, triompha des armées ottomanes, et fit reconnaître par le traité de Berlin (1878) la complète indépendance de la Serbie, qui fut érigée en royaume en 1882, au profit de la maison des Obrénovitch. Celle-ci, à la suite de la conspiration militaire qui fit périr le roi Alexandre et sa femme, la reine Draga, fut remplacée, en 1903, par la famille des Karageorgévitch, en la personne du roi Pierre Ier. Aussitôt l'Autriche de témoigner à la Serbie une hostilité qui se manifesta d'abord en matière économique par la « guerre des porcs », c'est-à-dire par la promulgation de tarifs douaniers empêchant le passage des pores serbes jusqu'à la mer Adriatique ; puis en matière politique, lors de la réunion de la Bosnie-Herzégovine à l'empire austro-hongrois (1908). Alors fut mise en danger l'existence politique du royaume serbe. Toutefois, si persistante que fut cette hostilité, elle n'empêcha pas la Serbie d'accroître considérablement son territoire en 1913, à la suite de la première guerre balkanique menée contre la Turquie avec la Grèce, la Bulgarie et le Monténégro. La Vieille Serbie et le sandjak de Novi-Bazar, peuplés de plus d'un million d'âmes, voilà ce que la Serbie gagna au traité de Londres du 30 mai. Mais, à peine avait-elle eu le temps de commencer à panser ses blessures, que l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand amena l'Autriche-Hongrie à signifier à la Serbie un ultimatum, puis à lui déclarer la guerre, le 23 juillet 1914, déclenchant ainsi le terrible conflit européen et mondial de la Grande Guerre. Campagne de Serbie. Par trois fois en 1914, les Autrichiens envahirent la Serbie ; trois fois ils furent battus, d'abord à Chabats et aux abords du mont Tser (15-21 août), puis sur la Drina (8-9 septembre) enfin entre la Kaloubara et le mont Roudnitz (2-15 décembre) Les Serbes rentrèrent donc à Belgrade avec le vieux roi Pierre Ier à leur tête, et ils s'y maintinrent durant quelques mois. Mais lorsque, en octobre 1915, la Bulgarie se fût unie aux puissances de l'Europe centrale, les Autrichiens entreprirent une quatrième invasion de la Serbie, de concert avec les Allemands et les Bulgares. Décimée par les combats antérieurs, attaquée de trois côtés à la fois, la vaillante armée serbe ne tarda pas à succomber. De Salonique, les Alliés avaient bien essayé de secourir les soldats du voïvode Putnik ; mais ils ne parvinrent pas à leur donner la main le long du Vardar. Aussi, pressés de toutes parts, les Serbes battirent-ils en retraite, abandonnant leur patrie et cherchant au long de l'Adriatique, jusqu'en Albanie, des ports où les flottes alliées pussent les soustraire à la poursuite ennemie. Tandis que la Serbie subissait en frémissant le joug des Austro- Hongrois, l'armée serbe se reconstituait à Corfou, puis était transportée à Salonique, où elle participait bientôt (été 1916) aux opérations du front de Macédoine, à la manoeuvre de Monastir (septembre-novembre 1916), à l'offensive d'ensemble de mai 1917, à la rupture du front ennemi du 15 au 30 septembre 1918 (bataille de la Moglanitza). Puis, après la conclusion de l'armistice avec la Bulgarie, les deux armées serbes, opérant de concert avec leurs alliés, marchaient vers le nord, et, par Liskovatz, Nich et Kragouïévatz, arrivaient jusqu'au Danube, contribuant ainsi à la libération complète de leur patrie. Celle-ci, par les traités de Saint-Germain-en-Laye et de Trianon, s'est considérablement agrandie : elle est devenue le royaume des Serbes, Croates et Slovènes, qui, au lieu de 4 550 000 habitants de la Serbie en 1913, en compte aujourd'hui plus de 13.500.000. C'est l'Etat appelé communément Yougoslavie (voir ce mot). — Langue et littérature. La langue serbe, ou mieux serbo-croate, car elle est commune aux Serbes et aux Croates, appartient au groupe sud-oriental des langues slaves. Les Serbes, qui sont de religion slave, se servent de l'alphabet cyrillique, tandis que les Croates, catholiques, usent de l'alphabet latin, complété à l'aide de certains signes accessoires (c, s, z). Les populations serbo-croates possèdent une riche littérature populaire : chants héroïques, qui constituent de véritables épopées, et chants féminins. Les premiers documents littéraires appartiennent à la littérature religieuse. La littérature serbo-croate commence à l'époque de la Renaissance, en Dalmatie. Elle débute par des poètes. Au XVIIe siècle apparaît Ivan Gundulic, le plus grand des poètes Dalmates ou ragusains. A la fin du XVIIIe siècle, la Croatie est le théâtre d'un mouvement, littéraire, que domine, au début du siècle suivant, Louis Gaj. La nouvelle littérature serbe commence au XVIIIe siècle avec D. Obradovitch et Vouk Karadjitch qui, recueillant les épopées et les contes populaires, est le fondateur de la langue serbe. Citons parmi les principaux écrivains serbes : le poète monténégrin Niegoch ; Branko Raditchvitch, Diottra Jakchitch, Ban, Iovan Subbotitch, etc.




