La Suisse est ouverte au tourisme tout au long de l'année : il faut seulement choisir la période en fonction des activités que vous souhaitez pratiquer. L'été, de juin à août, est la saison la plus agréable pour profiter du soleil et des paysages.
Les températures minimales et maximales de la ville de Genève tout au long de l'année sont :
En janvier, de -2 C à 4 C.
En mars, de 2 C à 11 C.
En mai, 9 C à 19 C.
En juillet, de 15 C à 25 C.
En septembre, de 11 C à 21 C.
En décembre, de -1 C à 5 C.


![]() |
La Suisse ne présente aucun risque sanitaire particulier. Il est conseillé de demander votre carte européenne d'assurance maladie auprès de votre caisse, au moins 15 jours avant votre départ.
Pour un séjour en Suisse, pensez à mettre à jour la DT Polio et le vaccin contre l'hépatite B.
Suisse ou Confédération helvétique - I. Géographie. République fédérale de l'Europe centrale ; 41.298 Kilomètres carrés. ; 3 886 000 (habitants (Suisses). Capitale Berne, siège du gouvernement fédéral. La Confédération comprend 22 cantons : Argovie, Appenzell (deux demi-cantons : Rhodes-Intérieures et Rhodes-Extérieures), Bâle (Bâle-ville et Bâle-campagne), Berne, Fribourg, Genève, Glaris, Grisons, Lucerne, Neuchâtel, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwyz, Soleure, Tessin, Thurgovie, Unterwalden deux demi-cantons : Unterwalden-le-Haut, Unterwalden-le-Bas), Uri, Vaud, Valais, Zoug, Zurich. — Géographie. Physique. La Suisse est couverte par le principal massif des Alpes, dont les branches divergent autour du Saint-Gothard (Alpes Bernoises, Titlis, Alpes de Claris, Alpes Rhétiques, Alpes Lépontiennes, Alpes Pennines). Elle est arrosée par le Rhône, le Rhin, le Tessin, l'Aar, la Reuss, l'Inn, etc., qui traversent, avant de sortir des montagnes, de nombreux et pittoresques lacs, où ils s'épurent (Neuchâtel, Morat, Brienz et Thoune, Quatre-Cantons, Zurich, Genève). Le climat, souvent excessif, est naturellement variable avec l'exposition et l'altitude. Très bien cultivé au fond des vallées fertiles, il contient au flanc des montagnes, au-dessus de la zone forestière, de riches pâturages. Céréales, vins, fromageries. Pourtant, la Suisse reste, du chef de son alimentation, tributaire de l'étranger. Industries très actives : métallurgie, forges, filatures, horlogerie. Quelques ressources minérales : marbres, salines. La houille, peu abondante, est remplacée par l'utilisation électrique des chutes d'eau. II. Histoire. Primitivement habitée par une population qui paraît avoir affectionné la vie lacustre, puis par les Helvètes, de race celtique, la Suisse passa successivement au pouvoir des Romains, des Burgondes, des Francs, qui y favorisèrent, les progrès du christianisme, et, après avoir fait partie de l'empire carolingien, devint en 1218 dépendance immédiate de l'Empire, tout en étant partagée en un grand nombre d'Etats, de cantons, etc. Les princes de Zæhringen y firent construire de nombreuses villes, dotées de privilèges, mais les avoyers des empereurs se firent bientôt remarquer par leur tyrannie. La résistance des populations aux excès des avoyers, personnifiée dans la légende de Guillaume Tell, amena la formation d'une ligue des cantons de Schwyz, Uri, Unterwalden (1291) et aboutit, après la victoire de Morgarten (1315), à l'expulsion des avoyers. La lutte continua les années suivantes : les cantons de Lucerne, de Zurich, de Glaris, de Zug et de Berne entrèrent l'un après l'autre dans la Confédération helvétique. Celle-ci eut à se défendre, au XVe siècle, contre Charles le Téméraire (victoire de Granson et de Morat [1476] et contre l'empereur Maximilien, lequel dut enfin, par le traité de Bâle (1499), reconnaître l'indépendance des cantons, portés à treize par des adjonctions subséquentes. Au XVIe siècle, les Suisses conclurent avec la France l'alliance perpétuelle (1510) et adoptèrent, dans la moitié environ des cantons, la Réforme, prêchée chez eux par Zwingle. La guerre religieuse, terminée par la défaite des protestants à Cappel, consacra la division religieuse des cantons, mais sanctionna la liberté de conscience. La Suisse fut reconnue comme Etat souverain au traité de Westphalie (1648). Au XVIIIe siècle, bien que divisée par des luttes politiques et sociales, elle devint un centre de progrès scientifique et intellectuel, notamment à Genève. Sous la Révolution, en 1798, Brune la proclama République helvétique, et la Suisse devint le théâtre de la guerre entre les Français et les Austro-Russes. Ces derniers furent défaits à Zurich (1799). Bonaparte, en 1803, fit de la République helvétique unitaire une république fédérative ; le Congrès de Vienne respecta cet état de choses, qui fut modifié en 1848, puis en 1874. Au XIXe siècle, l'événement le plus grave de l'histoire de la Suisse fut la formation du Sonderbund, ligue des cantons catholiques contre la majorité protestante de la Confédération. La campagne du général Dufour fit rentrer dans le devoir Lucerne et Fribourg. A la fin du XIXe siècle, les prérogatives Population est sensiblement étendues. Pendant la Grande Guerre, la Suisse a gardé la neutralité et a joué un grand rôle comme pays hospitalier. Pour la remercier de sa charité et de son dévouement, les nations alliées y ont placé le siège de la Société des nations. Le pouvoir exécutif est exercé en Suisse par un conseil fédéral (Bundesrat), dont le président est en même temps président de la Confédération helvétique ; le pouvoir législatif est aux mains d'une Assemblée fédérale, composée d'un conseil national et d'un conseil des Etats. Chacun des vingt-deux cantons a, en outre, son gouvernement particulier pour les matières qui ne sont pas d'intérêt fédéral. La Suisse est un Etat neutre. III. Linguistique et LITTERATURE. On parle en Suisse trois langues littéraires : le français, l'allemand et l'italien, et un grand nombre de dialectes gallo-romans, allemands, italo romans et rhéto-romans. — La littérature suisse est celle des parlers propres à la Suisse. Les dialectes italiens de la Suisse n'offrent guère d'intérêt. Les dialectes gallo-romans de la Suisse française ont une littérature Populaire. assez maigre. Parmi les dialectes rhéto-romans, l'Engadin a une existence littéraire: au XIXe siècle, il a eu son poète, Cadéras. Les dialectes allemands-suisses ont été encore plus cultivés ; citons : Hæffliger, Kuhn, Usteri, Th. Meyer-Merian, R. Wyss, J. Ferner, Tobler, A. Schreiber, Corrodi, Stutz, Jos. Schied, J. Merz. Les écrits allemands des Suisses se rattachent par la langue, mais non pas toujours par l'esprit et les sentiments, à la littérature allemande ; rappelons les noms de : Bodmer, Breitlinger, Albert de Haller, Gessner. Lavater, Iselin, Jeremias Gotthelf, Gottfried Keller, Conrad-Ferdinand Meyer, Joseph-Victor Widmann, Spitteler. — Il paraît plus aisé d'isoler la littérature suisse-française de la littérature française proprement dite. Toutefois, la distinction est souvent délicate et arbitraire. C'est ainsi que J.-J. Rousseau, Mme de Staël, Benjamin Constant, Cherbuliez, Edouard Rod, etc., bien que d'origine suisse, sont revendiqués par la littérature française. En gros, l'esprit de la littérature suisse- française est protestant et cosmopolite. Citons, au XVIe siècle, les prédicateurs protestants Farel et Viret, l'historien Bonivard, le poète Biaise Hory ; au XVIIe siècle, le dramaturge Chappuzeau ; au XVIIIe siècle, Osterwald, traducteur de la Bible, le médecin Tissot, le publiciste Delolme, Mme de Montolieu, auteur de romans, le poète Ph. Bridel, Mme de Charrière, écrivain d'un rare mérite. L'activité de la Suisse française redouble pendant la Révolution et le XIXe siècle, avec les frères Pictet, le conteur Topffer, 1'historien Sismondi, le jurisconsulte Bellot, le philosophe Bonstetten, Mme Necker de Saussure, etc. Signalons enfin les noms du moraliste Henri Amiel, de l'historien et romancier Marc Monnier, de son fils le brillant Philippe Monier, le critique Alexandre Vinet, le philosophe Eugène Secrétan, J. Porchat, traducteur de Gœthe, les critiques et historiens littéraires Philippe Godet, Virgile Rossel, Maurice Muret, G. de Reynold, le romancier Louis Dumur, le poète Henri Spiess, etc. — Beaux-arts. Peinture. Au moyen âge, le monastère bénédictin de Saint-Gall fut un des centres artistiques les plus actifs et les plus renommés de la Gaule. Au commencement du XVIe siècle, Hans Holbein vint d'Augsbourg à Bâle et y exécuta d'importants travaux, de 1516 à 1526. Le plus célèbre peintre de la Suisse au XVIIe siècle est Jean Petitot, de Genève, qui s'adonna à la peinture sur émail. Mathieu Füssli le Vieux peignit en Italie et fut le chef d'une famille qui fournit des artistes de talent pendant deux siècles. Mathieu Füssli le Jeune peignit surtout le portrait ; il eut deux fils, qui s'adonnèrent aux arts : Mathieu, portraitiste, et Jean-Melchior, graveur. Citons encore au XVIIe siècle Werner, miniaturiste, Werenfels et Hurter. La famille des Füssli a produit, au XVIIIe siècle : Jean-Rodolphe le Vieux, Jean-Gaspard et ses deux fils : Jean-Rodolphe le Jeune et Henri. Il faut encore mentionner au XVIIIe siècle : Scharer, A. de La Chana. Rouquet, Thouron, Salomon Gessner, Aberli, les pastellistes E. Handmann et J.-B. Lìotard. Maria-Angelica Kaufmann, Bullinger, Huber l'Ancien, Ferrière, Schellenberg ; dans le paysage. Wuest, Dueros, Dunker, Meyer, le chevalier Facin, Webber, Rieter, J.-P. de La Rive ; dans la peinture d'histoire, Saint-Ours, A.-W. Toppfer, le portraitiste Merz. Au XIXe siècle et parmi les peintres contemporains, nous citerons dans le paysage : Diday et Calarne (au commencement du XIXe siècle.) ; A.-H. et L. Berthoud, Bodmer, Bryner, J. et A. Büttler, Calarne le fils, A. de Muyden, Castali, Corrodi, Dieudonné, Furet, Girardet, Guigon, J. et L. Jacottet, Jeanniot, Langhard, N. Lemaître, Lugardon, Mayer-Attenhofer B. Menn, A. de Meuron, L. de Niederhausen-Kœchlin, Pfyffer, Potter, Schiess, Schiffmann, Veillon, Zimmermann, Zünd, Eugène Burnand, G. Segantini, le maître du divisionnisme, etc. ; dans la peinture de genre : Léopold Robert (1791-1835) et son frère Aurèle ; dans la peinture d'histoire, Charles Gleyre, Hornung et J.-L. Lugardon et, dans une manière toute différente, Bôcklin et son élève Sandreuter, F. Hodler ; dans la peinture religieuse, Gsell, Burnand, Paul Robert ; dans le portrait, Mlle Rath, Menu, Giron, Mlle Breslau, etc. Citons encore Max Buri, E. Bieler, A. Welti, F. Vallotton. — Sculpture. La Suisse conserve de nombreuses sculptures en bois du moyen âge ; par contre, la sculpture contemporaine, de marbre et de bronze, a été très peu féconde. Elle a cependant été représentée par les œuvres de James Pradier, un maître, de Chaponnière, de V. Vela, de R. Kissling, etc. — Architecture. Les-souvenirs du moyen âge catholique et féodal subsistent dans une foule d'églises et de manoirs. Mentionnons les châteaux de Wuflens, d'Yverdon, de Chillon, de Lausanne. La plus vieille église de Suisse est la cathédrale de Coire (VIIIe siècle pour la partie la plus ancienne). Les églises les plus remarquables sont la, cathédrale de Zurich (Xe-XIe siècle), de Payerne et de Neuchâtel (fin du Xe siècle.), de Genève (fin du Xe siècle-1124), de Schaffhouse (XIe siècle), etc. Notons que le style ogival persista en Suisse, surtout dans les cantons voisins de l'Allemagne, longtemps après l'apparition en Italie et en France du style de la Renaissance. A la fin du XIXe siècle, un grand nombre de villes suisses se sont enrichies de monuments neufs, d'un style un peu hybride, mais opulent et imposant. — Musique. Au moyen âge, la musique sacrée était fort en honneur dans les monastères (Saint-Gall, Einsiedeln, etc.). Le XVIe siècle eut un grand théoricien musical : Henri Lorit, dit Glaréan. Au XVIIIe siècle, une musique véritablement nationale se révèle dans les mélodies, cantates et chansons de Steiner, de Schmidli, de Egli, etc. J.-J. Rousseau, Genevois, est l'auteur d'un Dictionnaire de musique. La musique vocale est représentée dans notre siècle par les œuvres de Fröhlich, Huber, Attenhofer ; l'opéra et le lied par Hans Huber et Jacque Dalcroze. L'hymne national : Rufst du mein Vaterland, se chante sur l'air du God save the King britannique.




